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Face à une demande croissante et à la vulnérabilité de ses sources traditionnelles, la capitale sénégalaise s’apprête à diversifier son accès à l’eau potable. Une visite ministérielle conjointe, effectuée le jeudi 12 mars 2026, a permis de dévoiler les contours techniques d’une infrastructure stratégique destinée à sécuriser la distribution dakaroise, selon les informations rapportées par le journal Sud Quotidien.
Historiquement, l’agglomération de Dakar repose sur deux piliers pour son alimentation hydrique : les forages, qui assurent environ 40 % de la production, et le Lac de Guiers, qui fournit près de 60 % des volumes consommés. Lors de la visite regroupant les ministres de l’Hydraulique, de la Santé et de la Pêche, le chef de projet, Babou Ngom, a rappelé qu’un incident majeur survenu par le passé sur le système d’alimentation du lac avait entraîné une rupture prolongée de la distribution. Cet épisode a imposé à l’État la recherche d’une source alternative capable de maintenir le service en cas de défaillance du réseau principal.
La réponse à cette fragilité se matérialise sur le site des Mamelles avec la construction d’une usine de dessalement d’eau de mer. Le choix de cet emplacement répond à des impératifs techniques précis. À 500 mètres du rivage, la profondeur atteint déjà 20 mètres, ce qui permet d’installer des conduites de captage et de rejet plus courtes que sur d’autres sites du littoral. De plus, les forts courants marins caractéristiques de la zone facilitent la dispersion rapide des rejets issus du processus de dessalement, limitant ainsi l’impact environnemental.
L’infrastructure bénéficie également de sa proximité immédiate avec les zones de consommation. Le réservoir des Mamelles, identifié comme le plus grand de Dakar avec une capacité de 35.000 m³, se trouve à quelques centaines de mètres, optimisant l’injection directe de l’eau traitée dans le réseau. Le dispositif complet intègre une station de pompage, l’usine de traitement proprement dite, ainsi qu’une sous-station électrique alimentée en haute tension, installée près du Monument de la Renaissance Africaine.
Dans sa première phase, l’usine produira 50.000 m³ d’eau potable par jour, avec une possibilité d’extension prévue lors d’une seconde phase. Au-delà de l’augmentation de l’offre globale, ce projet s’inscrit dans un contexte mondial de raréfaction de l’eau douce, qui ne représente que 3 % des ressources hydriques planétaires. Cette production alternative permettra notamment de réduire la pression sur les nappes phréatiques locales, dont la surexploitation actuelle favorise l’avancée du biseau salé sur les côtes sénégalaises.
Le Premier ministre Ousmane Sonko a mis un terme hier à une longue controverse autour d’un marché de gré à gré de 71,3 milliards de francs CFA attribué au ministère de la Santé et au fournisseur ACD, en annonçant la résiliation totale du contrat. Cette décision, annoncée lors d’un point de presse, confirme les révélations du quotidien Point Actu, précédemment condamné pour avoir dénoncé des irrégularités sur la garantie bancaire avancée par ACD.
Selon le Premier ministre, « après consultation du président de la République, le marché de 71,3 milliards FCFA a été totalement résilié parce qu’il a été constaté de nombreuses irrégularités et des surfacturations ». Il s’agit d’une décision majeure qui met fin à une situation qui aurait pu créer un monopole de plus de 100 milliards FCFA sur dix ans, impliquant ACD et son partenaire SIEMENS, et exposant le système sanitaire à des risques économiques et sociaux en cas de défaillance des deux sociétés.
Le marché concernait la fourniture et l’installation de matériels médicaux pour le relèvement des plateaux techniques des services d’imagerie médicale dans plusieurs hôpitaux, la construction et l’équipement de l’hôpital de Bakel, ainsi que du Centre de diagnostic et d’imagerie (CDIM) au centre hospitalier régional de Fatick. Il comprenait également l’acquisition de matériel roulant, notamment des ambulances médicalisées.
Attribué à ACD dans le cadre d’un financement prétendument garanti par la banque allemande KFW, le contrat avait suscité des inquiétudes auprès de plusieurs fournisseurs locaux, qui estimaient qu’un marché de cette ampleur ne pouvait pas être confié à un seul acteur. Ces sociétés avaient soulevé des irrégularités, notamment l’absence de contrôle des prix, et craignaient des surfacturations estimées à près de 20 milliards FCFA.
Plusieurs entreprises avaient ainsi déposé une requête auprès de la Chambre administrative de la haute juridiction pour contester l’attribution du marché. Point Actu, dans un article détaillé, avait mis en cause la validité du financement bancaire avancé par ACD, affirmant que la garantie KFW était fictive. Cet article avait valu à la rédaction et à son directeur de publication d’être poursuivis et condamnés par la justice le 26 décembre 2024 à un million de francs CFA, avec publication de la décision à leurs frais dans plusieurs quotidiens, dont Le Soleil.
Lors de son point de presse, le Premier ministre Ousmane Sonko a rappelé que la décision de résilier le marché a été prise après plusieurs mois de négociations et en consultation avec le président de la République. Il a précisé que la résiliation concernait l’ensemble du projet, de la construction et l’équipement des infrastructures médicales jusqu’à la fourniture des matériels roulants.
Cette décision met fin à un monopole de fait que ACD et SIEMENS étaient sur le point d’établir, représentant plus de 100 milliards FCFA sur dix ans, au détriment des autres fournisseurs locaux et au risque de compromettre la continuité des services sanitaires en cas de défaillance de ces sociétés.
L’affaire avait déjà été portée devant la Cour suprême par les fournisseurs, qui contestaient le marché au motif que son approbation reposait uniquement sur une promesse de financement, appelée termsheet, et non sur un financement réel de KFW. La Cour suprême avait initialement rejeté leur requête, mais son ordonnance a ensuite été remise en cause à la lumière d’une déclaration officielle de KFW niant avoir financé le marché.
Cette révélation a constitué un élément déterminant, confirmant les allégations des fournisseurs et invalidant la justification du marché basée sur l’existence d’un financement KFW. La rapidité avec laquelle la Direction centrale de la commande publique (DCMP) avait validé le marché — moins de 24 heures après sa saisine — avait également été critiquée, étant donné l’importance et la complexité d’un contrat de cette envergure. Le contrôle des prix, prévu par le Code des marchés publics pour éviter toute surfacturation, n’avait pas été effectué, ce qui constituait une violation du principe de bonne gestion des deniers publics.
Plus de deux ans après le drame qui avait profondément choqué l’opinion publique, l’affaire des deux enfants retrouvés dans une voiture bâchée à Keur Mbaye Fall connaît un spectaculaire rebondissement judiciaire. Le principal suspect, Lamine Badara Pouye, plus connu sous le nom de « Badou Pouye », a été arrêté et placé sous mandat de dépôt, relançant un dossier qui avait suscité de nombreuses interrogations après son classement sans suite.
En janvier 2024, les jeunes C. Fall, âgé de 4 ans, et son cousin L. Dia, 5 ans, avaient été signalés disparus avant d’être retrouvés cinq jours plus tard dans une voiture bâchée. La découverte avait horrifié le voisinage : C. Fall avait été retrouvé sans vie, les yeux arrachés, tandis que L. Dia, miraculeusement sauvé, souffre encore aujourd’hui de lourdes séquelles. Le véhicule appartenait au marabout Lamine Badara Pouye, entendu à l’époque par les enquêteurs avant d’être relâché, une décision qui avait provoqué de vives tensions et des représailles dans le quartier, ainsi que l’arrestation de membres de la famille des victimes.
Le dossier a finalement été relancé à la suite d’une plainte avec constitution de partie civile déposée par Me Issa Diaw, avocat des familles, informe libération. Cette initiative a conduit à l’ouverture d’une information judiciaire pour enlèvement de mineurs, séquestration et meurtre. « Le juge a fait arrêter Lamine Badara Pouye jeudi matin. Les enfants ont été enlevés et séquestrés… », a indiqué l’avocat. Désormais écroué, le suspect devra répondre devant le juge d’instruction des graves accusations qui pèsent contre lui, alors que les familles espèrent enfin voir la lumière faite sur cette tragédie.
La scène politique sénégalaise connaît de nouveaux ajustements dans les alliances partisanes. Après le président Bassirou Diomaye Faye et sa coalition «DiomayePrésident», c’est désormais le leader de Ousmane Sonko qui s’apprête à rencontrer ses alliés de l’Alliance patriotique pour le travail et l’éthique ce samedi.
Cette rencontre intervient dans un contexte de dissensions politiques au sommet. Samedi dernier, le président Bassirou Diomaye Faye avait assisté à l’assemblée générale de sa coalition, promettant de gouverner et de collaborer étroitement avec Aminata Touré et d’autres membres influents. Ces engagements avaient été interprétés comme un signal de consolidation pour la coalition «DiomayePrésident».
Le rendez-vous avec l’APTE, prévu à 16 heures dans un hôtel de la place, vise à renforcer la cohésion autour de Pastef et à organiser la suite des stratégies communes. Depuis quelques semaines, le groupe d’alliés de Pastef s’était scindé en deux camps, suite à la désignation par Bassirou Diomaye Faye d’Aminata Touré comme superviseur de la coalition «DiomayePrésident», en remplacement de Dr Aïda Mbodji. L’intervention de Ousmane Sonko sera donc particulièrement scrutée.
La situation autour de la crise scolaire prend une tournure juridique inédite au Sénégal. Après les ponctions opérées sur les salaires de février, les syndicats d’enseignants ont décidé de porter plainte auprès du Bureau international du travail (BIT).
« Il y a une plainte », a confirmé Amidou Diédhiou, porte-parole du G7. Ce geste marque un durcissement du bras de fer entre l’État et le corps enseignant, déjà fragilisé par des tensions persistantes. Selon les syndicats, les prélèvements sur les salaires constituent une violation flagrante de la Convention 95 de l’OIT, qui protège les rémunérations des travailleurs. « Les ponctions illégales opérées par le gouvernement sont une volonté manifeste d’humilier des enseignants exerçant un droit constitutionnel », a souligné M. Diédhiou, insistant sur le fait que cette action vise à restaurer la dignité des enseignants et à faire respecter les accords signés avec l’État.
Au cœur de cette crise, les enseignants réclament deux mesures précises : la mise en œuvre effective des accords existants et l’ouverture de nouvelles négociations pour répondre aux préoccupations actuelles du secteur. Pour le moment, le dialogue semble laissé de côté au profit de la confrontation, une situation qui inquiète non seulement la communauté éducative mais aussi les parents d’élèves.
Alors que le mercato estival 2026 approche, la Premier League pourrait accueillir un nouveau talent sénégalais. Lamine Camara, milieu de terrain de 22 ans évoluant à l’AS Monaco, est dans le viseur de Newcastle United, qui l’a supervisé à plusieurs reprises ces derniers mois.
Cette attention s’inscrit dans la volonté des Magpies de renforcer leur milieu de terrain, notamment en raison de l’incertitude entourant Joelinton, Sandro Tonali et Joe Willock. Depuis son arrivée à Monaco en provenance du FC Metz en juillet 2024, Lamine Camara s’est rapidement imposé comme l’un des espoirs les plus prometteurs de Ligue 1. Avec plus de 50 apparitions, deux buts et dix passes décisives, le jeune international sénégalais a attiré l’attention de plusieurs grands clubs européens. Son profil polyvalent en fait un candidat idéal pour succéder à Tonali sur le long terme à St. James’ Park.
Si Liverpool avait déjà été évoqué comme prétendant, Newcastle semble aujourd’hui prendre une longueur d’avance, avec une surveillance rapprochée de ses performances et une volonté de sécuriser le transfert dès le mercato d’août. La direction du club anglais espère ainsi anticiper tout départ et renforcer son effectif avec un joueur capable de s’intégrer rapidement et de peser sur le jeu dès la première saison.
Le marché de Thiaroye a récemment été le théâtre d’une opération policière ciblée, mettant un coup d’arrêt à un commerce souterrain préjudiciable pour le secteur des télécommunications. Le Commissariat d’Arrondissement de la localité a démantelé un réseau de recel de matériel au terme d’un stratagème minutieusement préparé.
Tout a démarré par une saisine officielle. Le département contentieux d’un important opérateur de téléphonie de la place a déposé une plainte après avoir constaté la mise en vente illégale de ses terminaux dans les allées du marché de Thiaroye. Face à cette fuite de matériel, une opération de flagrant délit a été mise sur pied pour remonter la filière.
Selon les informations rapportées par Kawtef, un agent de l’entreprise de télécommunications s’est glissé dans la peau d’un acheteur ordinaire pour approcher les réseaux de revente. Après avoir localisé un suspect, ce faux client a passé une commande massive portant sur 80 unités. Le tarif proposé par le vendeur défiait toute logique commerciale : 2 500 FCFA la pièce.
Le lieu et l’heure de la livraison ont été fixés, scellant le sort du trafiquant. Au moment précis de la transaction, les éléments de la Brigade de Recherches du commissariat de Thiaroye, qui suivaient l’opération de près, ont surgi pour procéder à l’interpellation. Sur place, les policiers ont découvert et saisi un total de 97 modems Wi-Fi entre les mains de l’individu.
Conduit au poste pour interrogatoire, le mis en cause a tenté de justifier la provenance de sa marchandise. Il a affirmé aux enquêteurs s’être approvisionné à la « Salle de vente » de Dakar. Ces déclarations n’ont pas freiné la procédure, et l’individu a été immédiatement placé en garde à vue.
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