Au-delà des soins offerts à Dalifort, la lacune spécifique chez les jeunes que Bécaye Diop entend combler par la présence de quinze entreprises
La Cité Marine, située au terrain de football 3 de Dalifort, a servi de cadre, ce samedi 31 janvier 2026, à une vaste opération sociale mêlant assistance sanitaire et orientation professionnelle. Organisée sous l’égide de plusieurs institutions, cette « Journée de la Solidarité et de l’Entraide » ne s’est pas limitée à l’offre de soins gratuits : elle a servi de plateforme pour reconnecter la jeunesse locale avec le tissu économique national.
L’initiative, portée notamment par l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), a d’abord répondu à une urgence sanitaire de proximité. Dès 9 heures, plus d’une dizaine de médecins spécialistes, couvrant des domaines allant de la gériatrie à l’ophtalmologie en passant par la médecine générale, se sont mobilisés pour les habitants. Selon nos informations, confirmées par Sud Quotidien, ce dispositif a permis non seulement des consultations gratuites, mais également la distribution de médicaments aux patients nécessitant un traitement immédiat.
Cependant, le volet le plus stratégique de cette journée résidait dans le forum sur l’emploi organisé en parallèle. Une quinzaine de structures majeures, dont le Port autonome de Dakar, la Sonaged, l’ADPME, Petrosen ou encore la SAR, ont fait le déplacement. Pour Bécaye Diop, Directeur général de l’ANAM, cette mobilisation visait à corriger un décalage persistant entre les jeunes demandeurs d’emploi et la réalité du monde professionnel.
Le constat posé par le responsable est clair : il existe un manque de repères criant en matière d’orientation. « Beaucoup connaissent le nom des sociétés, mais ignorent leurs missions », a souligné Bécaye Diop. L’objectif de cette confrontation directe entre les jeunes de Dalifort et ces entreprises publiques et privées était donc de susciter des vocations en expliquant concrètement les métiers et l’impact économique de ces structures. Il s’agissait de permettre à chacun de se projeter sur un cheminement de carrière tangible, au-delà de la simple notoriété des enseignes.
En clôture de l’événement, qui incluait également un panel sur le thème « Patriotisme et Développement de nos communes », un appel à l’engagement collectif a été lancé. L’ambition affichée est de pérenniser ces actions pour répondre aux besoins structurels de la commune, tant sur le plan de la santé que de l’éducation, en s’appuyant sur une mobilisation communautaire durable.
Lien source
La justification retenue par la juge fédérale pour ne pas suspendre les opérations controversées au Minnesota
Le Minnesota est actuellement le théâtre d’une confrontation majeure entre les autorités locales et le gouvernement fédéral américain sur la question migratoire. Alors que l’État, soutenu par les maires de Minneapolis et de Saint Paul, avait saisi la justice pour mettre un coup d’arrêt aux interventions des agents fédéraux, le tribunal de district a rendu sa décision ce samedi. Ce verdict intervient dans un climat de haute tension, marqué par des manifestations et des incidents mortels impliquant les forces de l’ordre.
La juge de district Kate Menendez a rejeté la demande d’injonction préliminaire déposée par le procureur général du Minnesota, Keith Ellison. Cette requête visait à bloquer ou à restreindre les opérations du Département de la Sécurité intérieure (DHS), qui a déployé des milliers d’agents d’immigration dans la région des Twin Cities. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la magistrate a motivé sa décision par un principe juridique précis.
Dans son ordonnance, la juge Menendez a pourtant reconnu que les autorités de l’État avaient présenté des arguments solides. Elle a noté que les tactiques des agents d’immigration, incluant des fusillades et des preuves de profilage racial, avaient des « conséquences profondes et même déchirantes sur l’État du Minnesota ». Toutefois, elle a conclu que « l’équilibre des préjudices ne favorise pas de manière décisive une injonction ». Elle a précisé ne pas rendre de jugement final sur la légalité globale de la répression, mais refuser l’arrêt immédiat des opérations.
Cette décision judiciaire survient alors que la violence s’est intensifiée sur le terrain. Les tensions ont grimpé après la mort de Renee Nicole Good, abattue dans sa voiture par un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) le 7 janvier, suivie de celle d’Alex Pretti, un infirmier de 37 ans tué par des agents frontaliers fédéraux le 24 janvier. Ces événements ont déclenché la colère publique et des appels à la responsabilité.
Les responsables locaux dénoncent une situation de siège. Cheniqua Johnson, conseillère municipale de Saint Paul, a rapporté que les résidents craignent de sortir de chez eux, même pour des courses essentielles. « On a davantage l’impression que le gouvernement fédéral est ici pour assiéger le Minnesota que pour nous protéger », a-t-elle déclaré. De leur côté, les plaignants soutiennent dans leur dossier que cette intensification des contrôles s’apparente à des représailles de Washington, suite à l’échec de tentatives précédentes visant à forcer la coopération locale en matière d’immigration.
L’administration Trump, par la voix de son « tsar des frontières » Tom Homan, assure travailler à rendre les opérations « plus sûres et plus efficaces ». La procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a qualifié la décision de la juge de victoire majeure pour le ministère de la Justice, affirmant sur la plateforme X que « ni les politiques sanctuaires ni les litiges sans fondement n’empêcheront l’administration Trump d’appliquer la loi fédérale ».
Face à ce maintien des opérations, le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a exprimé sa déception, qualifiant la présence fédérale d’« invasion » qui, selon lui, a apporté l’insécurité plutôt que l’ordre.
Lien source
En remportant le duel au sommet de la 13e journée, la formation qui détrône l’US Gorée et prend les rênes du classement
La 13e journée de Ligue 1 a été le théâtre, ce samedi, d’une confrontation décisive pour le haut du tableau. Au stade Ngalandou Diouf, la hiérarchie du championnat sénégalais a été bousculée à l’issue d’une rencontre où l’efficacité offensive a permis de départager les prétendants au fauteuil de leader.
Ajel de Rufisque réalise la bonne opération du week-end. En déplacement pour affronter l’US Gorée, qui occupait jusqu’alors la première place du classement, le club rufisquois s’est imposé sur la plus petite des marges (1-0). Cette victoire permet à l’équipe, qui pointait à la troisième position avant le coup d’envoi, de s’emparer provisoirement des commandes du championnat, comme le rapporte Sud Quotidien.
Le sort du match s’est scellé très tôt dans la partie. Dès les premières minutes, Ibra Lô a trouvé le chemin des filets, inscrivant ce qui restera l’unique but de la rencontre. Malgré leurs efforts pour revenir au score, les Insulaires de l’US Gorée n’ont pas réussi à percer la défense adverse pour rétablir l’équilibre.
Ce succès confirme la dynamique positive d’Ajel de Rufisque. La formation avait déjà marqué les esprits lors de la précédente journée en s’imposant face à Guédiawaye FC (1-0). Avec ces trois nouveaux points glanés face à un concurrent direct, le club dicte désormais sa loi en tête de la Ligue 1, en attendant la suite des rencontres de cette 13e journée.
Lien source
Pape Thiaw suspendu 5 matchs, son remplaçant désigné
L’équipe nationale du Sénégal abordera ses cinq premiers matchs des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027 sans son sélectionneur principal, Pape Thiaw. Le technicien sénégalais a été suspendu pour cinq rencontres officielles par le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), une décision qui oblige la Fédération sénégalaise de football (FSF) à organiser un dispositif d’intérim sur le banc des « Lions ».
La suite est réservée à nos abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Profitez de 3 mois offerts
et accédez à tous nos contenus
sans aucune publicité
Pourquoi vous devez soutenir l’initiative Senenews Premium?
Lien source
La performance de Bamba Dieng face à Nantes valide une dynamique cruciale pour l’avenir européen de Lorient
Dans le cadre de la 20e journée de Ligue 1, le FC Lorient a confirmé sa forme actuelle en s’imposant à domicile. Cette rencontre, marquée par une intensité soutenue, a permis aux Merlus de consolider leur position et d’affirmer leurs ambitions pour la suite du championnat, sous l’impulsion de leur attaquant sénégalais.
Les hommes de Régis Le Bris traversent une période faste. En accueillant le FC Nantes ce samedi, Lorient a signé une victoire importante sur le score de 2-1. Ce succès ne constitue pas un acte isolé, mais s’inscrit dans une belle série d’invincibilité qui redonne confiance au groupe et aux supporters.
Au cœur de cette performance collective, l’international sénégalais Bamba Dieng a joué un rôle déterminant. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, reprenant des éléments de wiwsport, l’attaquant affiche actuellement une « très grande forme ». Son but inscrit lors de cette confrontation a pesé lourd dans la balance, permettant à son équipe de prendre l’avantage décisif face aux Canaris.
Cette victoire a une incidence directe sur le classement et les objectifs du club breton. En enchaînant ce troisième succès de rang, Lorient ne se contente plus de jouer le maintien ou le milieu de tableau. La dynamique actuelle permet aux Merlus de progresser petit à petit vers les places européennes, redéfinissant ainsi les enjeux de leur fin de saison.
Lien source
220 assesseurs, défenseurs et greffiers prêtent serment à Dakar
La cérémonie de prestation de serment des assesseurs, défenseurs, greffiers et commis-greffiers s’est tenue ce vendredi 30 janvier 2026 devant le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar.
Conformément aux dispositions légales, ces personnels doivent prêter serment avant toute entrée en fonction et à l’ouverture de leur première audience.
Au total, 220 militaires et paramilitaires ont accompli cet acte solennel devant la juridiction ordinaire à formation spéciale. Ouvrant la cérémonie, le Président du Tribunal militaire a rappelé l’objet de la rencontre avant de céder la parole au Procureur de la République.
Ce dernier a souligné « l’importance et la portée solennelle » de la prestation de serment et a exprimé sa confiance envers les futurs assesseurs et défenseurs, appelés à exercer leurs missions avec « honneur, devoir et responsabilité ».
Le représentant du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats a insisté sur le rôle central de la juridiction militaire dans l’administration de la justice, rappelant l’impératif du respect des droits de la défense.
Le Président de l’audience a, pour sa part, mis l’accent sur le rôle primordial des assesseurs et jurés, « tenus d’agir en toute indépendance et conformément aux lois », précisant que leurs voix sont délibératives et soumises au secret professionnel selon l’article 63 du Code pénal sénégalais.
À l’issue des interventions, le tribunal a procédé à l’appel des différents corps pour la réception officielle du serment.
Le chef de la Division de la Justice militaire a également dressé le bilan des activités judiciaires militaires de l’année 2025 et invité les assesseurs et défenseurs à « jouer un rôle de relais » dans la sensibilisation des personnels sur la justice militaire.
Lien source
Pourquoi la rencontre entre Ousmane Sonko et les Magistrats fait-elle polémique ?
Une audience tenue, hier vendredi 30 janvier 2026, à la Primature entre le Premier ministre Ousmane Sonko et le Bureau exécutif de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) continue de susciter de vives réactions dans l’espace public et politique. Cette rencontre intervient dans un contexte particulier, marqué par des déclarations récentes et critiques du chef du gouvernement à l’endroit de certains magistrats sénégalais.
La suite est réservée à nos abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Profitez de 3 mois offerts
et accédez à tous nos contenus
sans aucune publicité
Pourquoi vous devez soutenir l’initiative Senenews Premium?
Lien source
Malgré la mise en garde directe de Donald Trump, le principe non négociable invoqué par Nouri al-Maliki pour valider sa candidature
Le paysage politique irakien connaît une nouvelle phase de tension diplomatique suite à la désignation, le 24 janvier 2026, de Nouri al-Maliki comme candidat au poste de Premier ministre par le Cadre de coordination. Ce choix, opéré par la coalition parlementaire chiite majoritaire, intervient dans un contexte international complexe, marqué par une opposition explicite de la Maison Blanche. Face aux pressions américaines, l’ancien chef du gouvernement a défini une ligne de conduite diplomatique stricte, fondée sur une conception intransigeante de l’indépendance nationale.
La candidature de Nouri al-Maliki, qui doit encore recevoir l’approbation du Parlement et la signature du président de la République pour être officialisée, s’est heurtée plus tôt cette semaine à une intervention directe de Washington. Le président américain Donald Trump a en effet appelé Bagdad à écarter cette nomination. Une démarche immédiatement qualifiée d’« ingérence flagrante » par l’intéressé, qui maintient sa position en s’appuyant sur la légitimité des institutions locales.
S’exprimant devant la presse et relayé par l’agence Anadolu, Nouri al-Maliki a détaillé sa vision de la gouvernance future, insistant sur la nécessité d’établir des relations « politiques, économiques et sécuritaires équilibrées ». Selon lui, l’Irak aspire à collaborer aussi bien avec les pays de la région qu’avec les grandes puissances mondiales, mais uniquement sur la base du partenariat et des intérêts communs, excluant toute forme de tutelle extérieure.
Pour justifier cette fermeté face aux ingérences étrangères, le candidat au poste de Premier ministre a rappelé l’histoire récente du pays. Il a souligné que la vie démocratique irakienne s’est construite « après une naissance violente et de grands sacrifices ». Ces épreuves ont, selon lui, permis de consolider le transfert pacifique du pouvoir et l’adoption par les citoyens des valeurs de liberté. « Nous n’abandonnerons pas cet acquis et nous ne transigerons pas sur le droit du peuple irakien de choisir ses dirigeants », a-t-il martelé.
Au-delà de la rhétorique de souveraineté, Nouri al-Maliki a précisé que la formation du gouvernement relève exclusivement de la décision nationale. Il a affirmé attendre des partenaires internationaux, y compris les États-Unis, qu’ils respectent cette prérogative, tout comme l’Irak s’engage à ne pas interférer dans la gestion des affaires internes des autres États. Le respect du processus constitutionnel demeure, pour la coalition majoritaire, le seul cadre légitime pour la désignation de l’exécutif.
Lien source
Pour combler le glissement de calendrier sur le Pont de Rosso, la menace explicite brandie par Déthie Fall contre l’exécutant chinois
La patience des autorités sénégalaises et mauritaniennes semble avoir atteint ses limites sur les rives du fleuve Sénégal. En déplacement ce samedi 31 janvier sur le site stratégique du Pont de Rosso, le ministre des Infrastructures, Déthie Fall, accompagné de son homologue mauritanien, a dressé un constat sévère sur l’avancement des travaux. Face à un calendrier qui ne cesse de glisser, la délégation officielle n’a pas seulement exprimé son mécontentement : elle a posé des conditions techniques non négociables et évoqué, pour la première fois avec autant de clarté, l’éventualité d’une rupture de collaboration si la nouvelle feuille de route n’est pas respectée.
L’objectif de cette visite, ordonnée directement par les chefs d’État des deux pays voisins, était d’évaluer la réalité du terrain au-delà des rapports administratifs. Ce que les ministres ont trouvé sur place a provoqué une réaction immédiate. Selon les informations rapportées par nos confrères de Sud Quotidien, le chantier, initialement prévu pour durer 30 mois, accuse désormais un retard cumulé portant le délai global à 50 mois. Alors que la livraison était attendue pour décembre 2026, l’entreprise chinoise en charge de l’exécution a d’ores et déjà sollicité un report à 2027, une demande qui a cristallisé les tensions.
Le ministre Déthie Fall n’a pas caché la rupture de confiance entre les États commanditaires et l’entreprise exécutante. « S’il demande qu’on lui fasse confiance, je dis clairement que nous ne lui faisons pas confiance. Nous ne faisons confiance qu’à ce que nous voyons », a-t-il déclaré. Pour l’autorité ministérielle, la crédibilité du partenaire chinois est entamée par près de quatre années de délais non tenus et d’engagements reportés.
Pour sortir de l’impasse, une réorganisation technique drastique a été imposée. Il ne s’agit plus de simples recommandations, mais d’une exigence opérationnelle immédiate : l’entreprise doit mobiliser simultanément trois équipes indépendantes. Ces groupes travailleront en parallèle sur trois fronts distincts : la rive gauche, la rive droite et le pont principal. Cette méthode vise à densifier l’activité sur le chantier pour tenter de rattraper le temps perdu sur cet ouvrage vital pour le corridor Tanger-Nouakchott-Dakar-Lagos.
L’avertissement le plus lourd de sens réside cependant dans la détermination affichée par la partie sénégalaise quant à l’issue du projet. Déthie Fall a signifié à l’entreprise que l’ouvrage serait terminé, quelle que soit la méthode administrative nécessaire. « Ce chantier sera achevé, quels que soient les moyens à utiliser, avec vous ou avec d’autres », a-t-il martelé. Une phrase qui place l’entreprise chinoise face à une obligation de résultat immédiate, sous peine de voir le contrat lui échapper au profit d’opérateurs jugés plus diligents.
Lien source










