Les autorités judiciaires iraniennes ont enclenché une procédure visant le patrimoine de plusieurs de leurs ressortissants établis hors des frontières. Annoncée ce dimanche à Téhéran, cette mesure frappe plus d’une centaine d’individus, incluant des figures publiques et des professionnels des médias.
Selon les informations de l’agence Anadolu, le procureur de Téhéran a ordonné la saisie des biens et le gel des comptes bancaires de plus de 100 personnes. Ces dernières sont accusées par les autorités de soutenir ce qu’elles qualifient d’« ennemi ». Un communiqué relayé par l’agence semi-officielle Fars précise que ces sanctions financières visent des Iraniens de forte notoriété vivant à l’étranger, parmi lesquels figurent des acteurs, des athlètes, des dirigeants ainsi que des journalistes liés à des médias d’opposition.
Dans le détail, la décision s’applique à 63 responsables et employés de la chaîne Iran International. À ce groupe s’ajoutent 25 membres issus d’autres médias d’opposition. Par ailleurs, 25 autres ressortissants iraniens de la diaspora sont ciblés en raison de publications sur les réseaux sociaux, jugées favorables aux attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Cette offensive judiciaire s’inscrit dans un contexte de confrontation militaire directe. Depuis le 28 février, les frappes aériennes américano-israéliennes sur le territoire iranien ont fait plus de 1 340 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei. En riposte, l’Iran a multiplié les lancements de drones et de missiles vers Israël, la Jordanie, l’Irak, ainsi que vers plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines. Ces opérations croisées ont engendré des pertes humaines, des destructions d’infrastructures et d’importantes perturbations sur les marchés mondiaux et le trafic aérien.

