L’ancien ministre de la Santé a réagi sans délai à l’annonce de la convocation de l’Assemblée nationale, étape décisive vers une éventuelle mise en accusation devant la Haute Cour de Justice. Alors que la procédure s’enclenche officiellement, le Secrétaire général de la Renaissance Républicaine a tenu à apporter une précision technique immédiate concernant le dossier des fonds Covid-19, tout en fixant la conduite à tenir pour ses partisans.
La machine législative et judiciaire se met en branle, mais l’intéressé affiche une sérénité affichée. Informé de la procédure visant sa gestion, Abdoulaye Diouf Sarr a choisi de ne pas attendre l’ouverture des débats pour poser les jalons de sa défense publique. Selon les propos relayés par nos confrères d’IGFM, l’ancien ministre conteste par avance l’idée même d’une malversation qui lui serait directement imputable.
Une ligne de défense adossée au rapport d’audit
Au cœur de sa réaction, Abdoulaye Diouf Sarr oppose un argument factuel tiré du document de référence : le rapport de la Cour des comptes. Il affirme avec insistance que ce rapport, portant sur la gestion des fonds de la Force Covid-19, ne contient aucune charge financière directe à son encontre. « À ce stade, je tiens à rappeler avec clarté que le rapport de la Cour des comptes relatif à la gestion des fonds Covid-19 ne m’a imputé aucune infraction financière », a-t-il déclaré.
Cette précision vise à contrer la lecture politique du dossier avant même que les députés ne se penchent sur le fond. L’ancien ministre indique toutefois rester dans l’attente de « l’ouverture formelle de la procédure » pour prendre connaissance des « griefs précis » qui motivent cette saisine de l’institution parlementaire.
Appel au calme et respect des institutions
Au-delà de l’aspect technique du dossier, Abdoulaye Diouf Sarr a adressé un message politique à son camp. Il invite ses proches, amis et militants de la Renaissance Républicaine à faire preuve de « sérénité » et de « dignité » face à cette épreuve judiciaire.
Affirmant son attachement au respect des institutions et à l’État de droit, il assure aborder cette étape dans un esprit de responsabilité, convaincu que « la vérité des faits finira toujours par prévaloir ».


