La sortie du directeur de la coopération décentralisée au ministère de l’Urbanisme continue de susciter des réactions. Après avoir publiquement critiqué le Premier ministre Ousmane Sonko et appelé à son départ, Baye Mayoro Diop est désormais au cœur d’une controverse administrative et politique, suscitant l’appel au limogeage formulé par Abdou Fouta Diakhoumpa.
Pour Abdou Fouta Diakhoumpa, une sanction s’impose. Le formateur à l’École nationale d’administration estime que l’auteur de ces propos « doit être relevé de ses fonctions » après ses attaques contre le chef du gouvernement.
« Le limogeage du directeur est ce qui doit suivre après ces attaques contre le Premier ministre », tranche-t-il sur rfm.
Selon lui, cette prise de position publique, notamment via les réseaux sociaux, constitue une entorse grave aux règles de l’administration.
« Le fait de s’exprimer ainsi sur Facebook montre qu’il ne parle plus en tant que directeur. C’est inédit et cela doit interpeller », souligne-t-il.
Au-delà du cas individuel, Abdou Fouta Diakhoumpa pointe une problématique plus profonde : celle d’une « dualité au sommet de l’État », qu’il juge à l’origine de tensions au sein de l’administration.
Il appelle ainsi à une réaction claire de la hiérarchie, au nom du principe de solidarité gouvernementale :
« Un fonctionnaire doit respecter les institutions et se conformer à la discipline gouvernementale. S’il n’est pas sanctionné, cela renforcerait l’idée d’un dysfonctionnement au sommet de l’État. »
Pour rappel, Baye Mayoro Diop avait justifié sa position en accusant le Premier ministre de ne pas œuvrer pour la réussite du mandat du président Bassirou Diomaye Faye.


