La France a officiellement tracé les contours de son mandat à la tête du G7. Lors d’un sommet ministériel, le chef de la diplomatie française a présenté un programme structuré autour d’enjeux sécuritaires, logistiques et humanitaires globaux, avec l’ambition d’obtenir des avancées concrètes face à la fragmentation internationale.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a défini cette présidence comme s’inscrivant dans une dynamique d’« équilibre, de convergence et de résultats ». Lors d’une conférence de presse, il a exposé un plan de travail collectif adopté par les États membres, visant la sécurité et la prospérité communes.
Notre rédaction relève que ce programme s’articule autour de quatre initiatives spécifiques. La première porte sur une réforme des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, avec pour objectif d’optimiser leur efficacité sur le terrain. La deuxième mesure s’attaque à la sécurité alimentaire mondiale : Paris propose de renforcer les chaînes d’approvisionnement humanitaires en y associant le secteur privé, afin d’étendre le nombre de bénéficiaires et de lutter contre la malnutrition.
Le troisième axe concerne directement les infrastructures critiques en Europe de l’Est. Il s’agit de mobiliser les financements nécessaires à la reconstruction de l’arche de confinement de la centrale nucléaire de Tchernobyl, endommagée l’année dernière par un drone russe.
Enfin, la quatrième initiative dévoilée vise la lutte contre la criminalité transnationale. La présidence française prévoit la mise en place d’un réseau portuaire intégrant les pays du G7 et leurs partenaires. Cette alliance stratégique, qui regrouperait environ un tiers de la capacité portuaire mondiale, aura pour mission de contrer les méthodes de plus en plus sophistiquées des réseaux de narcotrafic et du crime organisé.

