La question migratoire s’est invitée au cœur des débats du segment de haut niveau de la 61ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Lundi, depuis Genève, la Tunisie a exposé les grands axes de sa stratégie nationale face aux flux de migrants, en insistant sur une redéfinition des rôles entre les différents États impliqués sur les routes migratoires.
Intervenant par visioconférence, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a articulé son plaidoyer autour d’un concept central : la responsabilité partagée. Selon les informations rapportées par l’Agence Afrique, le chef de la diplomatie a souligné que la gestion de la migration irrégulière ne peut reposer uniquement sur les pays de transit. Il a ainsi appelé à une implication équilibrée associant étroitement les pays d’origine, les zones de transit et les destinations finales.
Notre rédaction note que la position de Tunis s’appuie sur une approche alliant protection humanitaire, lutte contre la criminalité transnationale et coopération internationale. Le gouvernement tunisien affirme veiller à la protection des migrants en situation irrégulière tout en prévenant la traite des personnes. L’objectif affiché est de garantir des retours volontaires, sûrs et dignes vers les pays d’origine, une démarche menée en coordination avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et divers États partenaires.
Pour appuyer la conformité de cette politique au droit international, Mohamed Ali Nafti a rappelé une évaluation récente de ses pairs. La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a en effet salué cette coopération lors de l’examen du rapport national de la Tunisie, le 25 octobre 2025. En conclusion de son intervention devant le Conseil, dont les travaux se poursuivront jusqu’au 31 mars, la Tunisie a réitéré la nécessité d’une approche globale et solidaire, ciblant directement les causes profondes de la migration irrégulière.



