Les investigations ont commencé à Saint-Louis après la découverte d’un premier lot de cartes grises falsifiées et de plaques d’immatriculation irrégulières. À partir de cette saisie, la Brigade de recherches a remonté une filière active dans la confection et la vente de documents automobiles contrefaits.
L’enquête a ensuite conduit les gendarmes vers plusieurs points du pays. Trois suspects identifiés sous les noms de A. Diop, D. Diop et C. F. ont été localisés à Touba puis interpellés sur instruction du procureur de la République de Saint-Louis, avec l’appui de la Brigade de recherches de Touba. Un quatrième suspect présenté comme un élément important du dossier a aussi été arrêté à Dakar. Selon Seneweb, le coup de filet a finalement concerné sept personnes.
Du matériel saisi et des signatures falsifiées
Au fil des perquisitions, les enquêteurs ont mis la main sur des équipements utilisés pour produire ces faux documents. Il s’agit notamment de matériel informatique destiné à la fabrication de cartes grises, de plaques attribuées à différentes régions ainsi que de faux cachets et d’outils de reproduction de signatures. Au cœur de ce dossier, L’enquête indique que le réseau imitait la signature du directeur des Transports terrestres pour donner une apparence officielle aux documents produits.
Le même procédé aurait aussi été utilisé pour des déplacements à l’étranger. D’après les éléments relayés, la signature d’un commandant de brigade de gendarmerie était falsifiée et son cachet officiel numérisé afin d’établir de fausses procurations internationales au nom de chauffeurs concernés. Ces documents devaient leur permettre de passer les frontières sans difficulté.
À l’issue de la garde à vue, les sept personnes arrêtées ont été présentées au parquet. Elles sont poursuivies pour faux et usage de faux en écritures publiques ainsi que pour association de malfaiteurs. Le juge d’instruction du 2e cabinet les a toutes placées sous mandat de dépôt.


