L’ancien Premier ministre sénégalais Amadou Ba a publié un communiqué ce jeudi 21 mai 2026 à la suite de son audience avec le président Bassirou Diomaye Faye, dans le cadre des concertations nationales initiées par le chef de l’État.
Dans sa déclaration, le président du mouvement Nouvelle Responsabilité / Jamm-Ji indique avoir été reçu « en [sa] qualité d’ancien Premier ministre et d’ancien ministre des Finances ». Il précise que les échanges se sont déroulés « dans un esprit de courtoisie républicaine, de franchise et de responsabilité ».
Discussions sur les réformes et la démocratie
Selon Amadou Ba, les discussions ont porté sur plusieurs sujets majeurs, notamment les réformes institutionnelles, la situation économique et financière du pays, ainsi que les enjeux sécuritaires nationaux et régionaux. L’ancien chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de préserver une démarche inclusive et consensuelle concernant les questions électorales afin de renforcer « la crédibilité de nos institutions et la stabilité de notre démocratie ».
Évoquant la conjoncture économique, Amadou Ba a souligné un contexte marqué par « les difficultés ressenties par les populations » et les incertitudes internationales. Il a également rappelé l’importance de préserver « la solidité financière d’un État », qu’il considère comme liée à « sa souveraineté, sa crédibilité et son autonomie stratégique ».
Appel à la sécurité des zones frontalières
Le leader de Nouvelle Responsabilité / Jamm-Ji a aussi abordé les questions sécuritaires, appelant à un soutien accru des populations vivant dans les zones frontalières, tout en plaidant pour le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité.
Sur le plan politique, Amadou Ba a réaffirmé « avec sérénité et sans équivoque » son appartenance à l’opposition, tout en invitant les responsables et militants de son parti à poursuivre le travail de mobilisation et de structuration sur le terrain.
En conclusion, l’ancien candidat à la présidentielle a lancé un appel au renforcement de l’unité de l’opposition et à la préservation de la stabilité du Sénégal, estimant que « l’intérêt supérieur de la Nation » doit primer « sur les passions du moment ».


