1995 revient dans l’argumentaire de Thierno Alassane Sall. Le député a critiqué le fonctionnement actuel du pouvoir en affirmant que les difficultés du Sénégal viendraient d’abord d’un problème politique au sommet de l’État. Il a évoqué de supposées tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, estimant que ces divergences pourraient peser sur la stabilité du pays.
Dans le même registre, il a contesté la démarche du chef de l’État autour du dialogue national. Le site Senegaldirect rapporte qu’il juge paradoxal de consulter d’anciens Premiers ministres alors que des désaccords existeraient avec le chef du gouvernement en exercice. Pour appuyer sa lecture de la situation, Thierno Alassane Sall a cité le précédent du Niger en 1995 et a aussi parlé de « traîtres à l’intérieur de la forteresse », des propos interprétés comme visant certaines personnalités proches du régime.
Le leader de République des Valeurs s’en est également pris à la gestion des directions générales des sociétés nationales. Il a mis en doute la portée des annonces présidentielles sur l’évaluation des responsables publics. Dans ses critiques, il a notamment mentionné l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale pour dénoncer ce qu’il présente comme des contradictions dans la gouvernance actuelle. Enfin, le parlementaire a accusé le Premier ministre d’utiliser l’Assemblée nationale comme un espace de communication politique personnelle, en regrettant que certaines séances s’éloignent, selon lui, des priorités du pays.


