Au Mali, les déclarations se multiplient autour de la situation à Bamako et dans le nord du pays. Le JNIM et les rebelles du Front de libération de l’Azawad affirment avoir installé une forme de pression autour de la capitale, avec l’objectif de freiner son fonctionnement normal.
Face à cette présentation, les autorités maliennes opposent un discours de maîtrise. Moussa Ag Acharatoumane, membre de la commission Défense du Conseil national de transition, a déclaré que la situation était globalement contrôlée dans le pays malgré les attaques du 25 avril dernier, qui ont fait, a-t-il rappelé, de nombreuses victimes civiles.
Dans un entretien accordé à TV5 Monde, Moussa Ag Acharatoumane a estimé que parler de blocus autour de Bamako relevait d’une exagération, même si Afrique-sur7 rappelle qu’il a reconnu des tentatives visant des civils, des bus et des biens appartenant aux populations. Il a aussi mis en avant l’action de l’armée malienne, qu’il a décrite comme engagée pour faire face à cette situation.
Le même responsable a également évoqué Kidal, reprise par les rebelles du FLA. Il a affirmé que les forces armées étaient dans une phase de repositionnement, avec l’objectif de pouvoir frapper plus fort, plus haut et plus loin. Ces propos traduisent une volonté de montrer que le contrôle militaire n’est pas abandonné malgré les revers signalés dans cette zone.
En parallèle, le FLA maintient sa propre version des faits. Son porte-parole, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a affirmé que le mouvement détenait plus de 200 militaires maliens. Le FLA les présente comme des prisonniers de guerre et non comme des otages, en précisant qu’une liste avec les noms et les grades devait être établie.
Le porte-parole du mouvement a ajouté que ces militaires auraient été arrêtés après le départ négocié des combattants de l’Africa Corps de Kidal. Il a aussi indiqué qu’ils finiraient par être libérés dans le cadre de négociations et qu’ils étaient, selon le FLA, bien traités. À ce stade, l’article source rapporte donc deux lectures opposées d’une même séquence : d’un côté, des autorités qui contestent l’idée d’un encerclement de Bamako, et de l’autre, des rebelles qui revendiquent des gains sur le terrain et la détention de soldats maliens.


