« Cela signifie que les insurgés ou les assaillants espionnaient les mouvements de troupes avant de frapper », a commenté un élu cité dans la presse locale après l’attaque menée vendredi matin dans le nord-est du Nigeria.
Peu avant 9 heures, des jihadistes circulant à moto ont fait irruption dans une école du village de Mussa, dans le district d’Askira Uba, dans l’État de Borno. Cette localité se trouve en bordure de la forêt de Sambisa, une réserve naturelle connue pour servir de repère à des groupes jihadistes. L’armée venait de quitter le secteur après une patrouille, d’après ce témoignage relayé localement, une information également reprise par RFI Afrique.
Le bilan reste encore imprécis, mais des habitants ont indiqué à l’AFP qu’entre 35 et 43 enfants des écoles maternelle et primaire auraient été kidnappés, et cela en moins d’une demi-heure. Cette zone du nord-est nigérian connaît depuis plusieurs mois un regain d’attaques visant à la fois les civils et des positions militaires.
L’enlèvement rappelle aussi la sensibilité particulière de cette région, située non loin de Chibok, le village où 274 lycéennes avaient été enlevées en 2014. Le même vendredi, un autre rapt d’enfants a été signalé dans l’État d’Oyo, présenté dans le texte source comme situé dans le sud-est du pays, à 300 km de Lagos. Là, des hommes armés non identifiés ont mené une attaque coordonnée contre trois écoles.
Ces nouveaux faits illustrent la persistance de l’insécurité au Nigeria. Le pays reste confronté aux violences de groupes jihadistes, mais aussi à celles de bandes armées locales souvent désignées comme des « bandits ». Le texte source rappelle que le président Tinubu avait décrété l’état d’urgence national en novembre 2025 et que les recrutements au sein des forces armées se poursuivent, sans empêcher pour l’instant cette recrudescence des attaques et des enlèvements d’enfants.


