L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a pris de lourdes sanctions après les violences enregistrées dans la nuit du 2 au 3 mai 2026 sur le campus social. Réuni en Conseil de discipline, l’établissement a décidé l’exclusion définitive de trois étudiants impliqués dans les affrontements, selon un communiqué publié par la Direction de la communication de l’université, exploité par Senego.
À travers ces sanctions, les autorités universitaires affirment leur volonté d’appliquer une politique de « tolérance zéro » face aux violences en milieu estudiantin.
Les étudiants définitivement exclus de l’Ucad sont Khadim Diouf, étudiant en Master 2 SVT à la Faculté des sciences et techniques (FST), Ousmane Guèye, étudiant en Master 1 PC, ainsi que Jean Pierre Babacar Thiao, inscrit en Licence professionnelle production animale. L’université précise que cette décision leur interdit toute nouvelle inscription dans un établissement relevant de l’Ucad.
Selon le communiqué, Jean Pierre Babacar Thiao est présenté comme coordonnateur de la Liste Bleue, tandis que Khadim Diouf dirige la Liste Azur, deux mouvements estudiantins dont la rivalité serait à l’origine des incidents.
Le Conseil de discipline a également infligé d’autres sanctions à plusieurs étudiants impliqués dans l’affaire. Certaines mesures vont d’une à cinq années d’interdiction d’inscription au sein de l’université.
Les faits remontent à la nuit du 2 au 3 mai. D’après les éléments examinés par le Conseil, des étudiants affiliés à la Liste Bleue s’étaient rassemblés à la FST pour une assemblée générale aux environs de 23 heures avant de se diriger vers le campus social avec du matériel de sonorisation et des pétards.
Cette situation aurait provoqué d’importantes nuisances sonores malgré les tentatives de médiation des agents de sécurité du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud).
Par la suite, des membres de la Liste Azur se seraient également regroupés à proximité avec leur propre dispositif de sonorisation. La tension entre les deux camps aurait progressivement dégénéré en échanges d’insultes puis en affrontements physiques, notamment aux alentours des pavillons F et G vers 2 heures du matin.


