Selon l’APS, le sommet Africa Forward, nouveau cadre de partenariat entre la France et les pays africains, s’est tenu à Nairobi (Kenya) du 11 au 12 mai 2026. Il a réuni 35 chefs d’État et de gouvernement africains, dont le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.
La déclaration finale, intitulée « Appel à l’action », a été adoptée par les participants. Ils y appellent les principales économies du monde, en particulier celles du G7, à reconnaître l’impact des déséquilibres mondiaux excessifs sur les économies africaines et à les réduire. Cet appel sera transmis par la présidence franco-kenyane lors du sommet du G7 prévu à Évian (France) en juin 2026.
Dans une déclaration conjointe, la France et l’Afrique ont souligné l’importance de construire des partenariats mutuellement bénéfiques. Le texte met en lumière les défis du financement du secteur privé en Afrique et valorise les initiatives prises pour renforcer l’architecture financière africaine, notamment en matière de mobilisation des capitaux privés et de garanties.
Le sommet a également vu le lancement de l’Africa-France Impact Coalition (AFIC), une plateforme permanente réunissant plus de 40 grands dirigeants africains et français. Selon l’APS, ces entreprises représentent 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 600 000 emplois en Afrique. Elles ont annoncé 23 milliards d’euros d’investissements supplémentaires sur le continent.
Lors du segment consacré à la paix et à la sécurité, les co-présidents français et kenyan ainsi que les chefs d’État participants ont réaffirmé le respect de la souveraineté des États et la place du multilatéralisme. Ils ont plaidé pour une réforme globale du Conseil de sécurité de l’ONU, appelant ses membres à s’abstenir d’utiliser le droit de veto en cas d’atrocités de masse. Ils ont également réclamé le financement des opérations de paix en Afrique et des solutions africaines aux crises du continent, tout en rejetant les ingérences extérieures.


