Dakar a été, du 11 au 15 mai 2026, la capitale africaine de l’innovation pédagogique en accueillant la 17e Assemblée générale du Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (RAFPRO). Les délégations de 12 pays membres se sont réunies autour d’une problématique cruciale : « Intelligence artificielle et formation professionnelle : enjeux et défis sur les compétences, l’employabilité et la compétitivité des entreprises » (Seneweb).
L’objectif affiché est clair : harmoniser les efforts et mutualiser les ressources pour que l’IA devienne un levier de croissance pour la jeunesse africaine. Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Amadou Moustapha Ndieck Sarre, a insisté sur la nécessité de placer le capital humain au cœur des stratégies de développement. Selon lui, la formation technique est le « levier incontournable » pour transformer les économies du continent. Il a appelé à une concertation accrue entre les pays africains pour adapter les financements aux nouvelles réalités technologiques.
Le président du RAFPRO, le Dr Philippe N’dri, a souligné que ces travaux s’inscrivent dans la continuité des réflexions amorcées à Abidjan. L’idée est d’élaborer des réponses opérationnelles pour éviter tout décalage entre les enseignements et les besoins réels des entreprises. L’un des messages forts a été de rappeler que l’IA ne supprimera pas l’humain, mais qu’elle « éliminera uniquement ceux qui n’ont pas de compétences en IA ». Sur le plan technique, Lamine Bara Lo, directeur de l’Office national de formation (ONF), a plaidé pour une intégration concrète de l’IA dans les formations, notamment via l’adaptation des contenus pédagogiques. Des projets pilotes, déjà en cours au Sénégal, au Mali ou en Côte d’Ivoire, serviront de base à une stratégie régionale renforcée. En clôturant les débats, les participants ont défini un plan d’action axé sur l’innovation, la gouvernance et la sécurité numérique.


