« Au Niger, la détérioration de la situation sécuritaire a engendré une urgence humanitaire marquée par une violence croissante contre les civils, des déplacements massifs et une insécurité alimentaire grandissante », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le 13 mai 2026. Ces propos, rapportés par RFI Afrique, font écho aux derniers chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Selon les données publiées cette semaine par le HCR et relayées par RFI Afrique, le Niger compte plus d’un demi-million de déplacés internes (près de 550 000 exactement). Plus de la moitié sont des enfants et 23 % sont des femmes. Le nombre de déplacés a augmenté de 8 % en un an. Le HCR précise toutefois que l’analyse des tendances reste limitée, les données étant validées de façon irrégulière par les autorités nigériennes.
Ces déplacés se concentrent principalement dans deux régions du sud du pays. 45 % d’entre eux sont recensés dans le Tillabéri, dans le sud-ouest, une région qui a enregistré une détérioration significative de la sécurité, avec des attaques fréquentes visant civils et forces de défense. Un tiers des déplacés se trouvent dans la région de Diffa, autre zone soumise à la pression de groupes terroristes.
À ces chiffres s’ajoutent 447 000 réfugiés et demandeurs d’asile accueillis par le Niger, dont plus de la moitié sont des enfants. Ils viennent en majorité du Nigeria, mais aussi du Mali et du Burkina Faso. Leur nombre a augmenté de 3 % en un an, en raison, selon le HCR, des activités d’enregistrement.


