L’opposant Oumar Sow a vivement critiqué l’initiative de dialogue national portée par le président Bassirou Diomaye Faye, estimant que le contexte politique actuel ne permet pas d’organiser des concertations crédibles et inclusives.
Dans un post publié sur sa page Facebook, Oumar Sow affirme que le chef de l’État « peine déjà à instaurer un dialogue sincère avec son propre camp : le PASTEF, son leader Ousmane Sonko et même la coalition DiomayePrésident », en référence notamment aux récentes tensions politiques observées après les événements de Mbour.
S’interrogeant sur l’opportunité d’un nouveau cadre de concertation, il questionne : « Comment peut-on prétendre organiser un énième dialogue national crédible, pendant que les conclusions du précédent dorment encore dans les tiroirs ? »
L’ancien responsable politique pointe également un changement de format qu’il juge préoccupant. Selon lui, « le traditionnel dialogue du 28 mai, censé être un grand moment public, transparent et inclusif, serait remplacé par des audiences privées à huis clos ».
« Pourquoi autant de discrétion ? Pourquoi éloigner le peuple des débats qui concernent l’avenir du pays ? », s’interroge encore Oumar Sow, qui soupçonne des discussions politiques menées en coulisses pour préparer « une nouvelle vague de transhumance politique négociée ».
Au-delà des considérations politiques, il met en avant les difficultés économiques vécues par les Sénégalais, particulièrement à l’approche de la Tabaski. « Pendant que certains politiciens discutent de calculs et d’alliances secrètes, le peuple, lui, souffre », déplore-t-il, rappelant que de nombreuses familles peinent à faire face aux dépenses liées à la fête.
Pour Oumar Sow, les priorités devraient être ailleurs.
« Les Sénégalais vous ont donné tous les pouvoirs pour gouverner, travailler, développer le pays et soulager les difficultés des populations », martèle-t-il, rejetant des « dialogues à répétition financés à coups de centaines de millions par l’argent du contribuable ».
Concluant son propos sur une note ferme, il estime que « le Sénégal n’a pas besoin de manœuvres politiciennes », mais plutôt de « travail, de vérité et de résultats », avant de lancer un message sans ambiguïté : « Non à la transhumance politique ! »


