Didier Awadi veut faire du festival « Au Cœur de l’Art » un point d’appui pour relier Dakar, Abidjan et N’Djamena. Le fondateur de Positive Black Soul et du Studio Sankara a posé cet objectif à l’issue d’une rencontre, avec l’idée de connecter des scènes africaines et de structurer des échanges autour de la création.
Le rappeur sénégalais a résumé cette ambition dans une déclaration adressée à IGFM : « La culture doit bâtir des ponts. Il faut structurer nos industries créatives et donner aux jeunes les outils pour vivre de leur art ». L’enjeu annoncé porte à la fois sur la circulation des artistes et sur les conditions de travail dans les métiers culturels.
Avec A’Salfo, Awadi dit partager la même vision : faire circuler les artistes, les compétences et les œuvres entre l’Afrique de l’Ouest et le Sahel. Le festival Au Cœur de l’Art doit ainsi servir de hub avec des concerts, des résidences, des expositions, des débats sur l’économie de la culture et des masterclass consacrées aux métiers de la scène.
Awadi a aussi mis en avant le Tchad dans cette dynamique. « Le Tchad a une énergie incroyable. Avec Mawndoé, on veut ouvrir davantage la scène tchadienne aux collaborations continentales », a ajouté le rappeur, producteur et activiste. Sa présence à N’Djamena s’inscrit, dans la source, dans une volonté de renforcer un réseau culturel Sud-Sud, loin des circuits traditionnels.
Cette orientation prolonge un travail engagé depuis 20 ans, marqué par des albums panafricains, des documentaires et la formation de jeunes producteurs au Studio Sankara. Pour l’édition 2026 du festival, les trois artistes annoncent des annonces « lourdes », avec une programmation croisée, des échanges d’artistes entre Dakar, Abidjan et N’Djamena, ainsi que des formations certifiantes.


