1990. C’est l’année de création de l’Université Senghor, que Emmanuel Macron doit inaugurer à Alexandrie au lancement, ce samedi 9 mai, d’une tournée africaine de plusieurs jours qui doit ensuite le mener au Kenya puis en Éthiopie. Le déplacement s’ouvre en Égypte, où le président français est attendu pour une séquence à la fois diplomatique, éducative et régionale.
À Alexandrie, Emmanuel Macron doit rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Les deux chefs d’État doivent parler du renforcement des relations bilatérales entre Paris et Le Caire, mais aussi des tensions croissantes au Moyen-Orient. La sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz figure également au programme, avec la volonté affichée par le chef de l’État français de promouvoir une “coalition maritime” de pays non-belligérants pour sécuriser la navigation commerciale.
La visite comprend aussi l’inauguration du nouveau campus de l’Université Senghor, institution tournée vers la formation de cadres africains francophones dans les questions de développement, ainsi qu’un passage à la Citadelle de Qaitbay. Dans le récit de cette première étape livré par Africaradio, la présidence française présente ce site universitaire comme un “campus moderne projeté vers l’Afrique”, signe d’une volonté de renforcer son influence éducative et culturelle sur le continent.
Le lendemain, Emmanuel Macron doit rejoindre Nairobi pour un entretien avec le président kényan William Ruto. Les deux dirigeants doivent coprésider lundi et mardi le sommet “Africa Forward”, annoncé comme un nouveau format de dialogue entre la France et les pays africains.
Ce rendez-vous doit marquer une double première: ce sera le premier sommet Afrique-France organisé dans un pays anglophone, ancienne colonie britannique, et le premier grand rendez-vous continental de ce type depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir en 2017. Plusieurs accords économiques entre entreprises françaises et kényanes devraient aussi y être signés.
La dernière étape est prévue mercredi 13 mai à Addis-Abeba. Emmanuel Macron doit y rencontrer le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, avant une visite au siège de l’Union africaine aux côtés du secrétaire général de l’ONU António Guterres. Les échanges annoncés doivent porter sur les questions de paix et de sécurité en Afrique, avec en toile de fond les crises au Sahel, au Soudan et dans la région des Grands Lacs.


