La situation de Narges Mohammadi prend une dimension diplomatique supplémentaire en Iran, après un appel public des États-Unis réclamant sa libération et des soins médicaux. Emprisonnée, la lauréate du prix Nobel de la paix est désormais présentée par ses soutiens comme en danger de mort en détention.
Jeudi, Washington a exhorté l’Iran à libérer Narges Mohammadi. Âgée de 54 ans, cette militante des droits humains a passé une grande partie des deux dernières décennies derrière les barreaux. Ses soutiens affirment qu’elle aurait subi deux crises cardiaques ces dernières semaines.
Un appel américain après l’alerte de ses soutiens
Au milieu de cette séquence, Riley Barnes, secrétaire d’État adjoint américain chargé des droits humains, a écrit sur les réseaux sociaux que les autorités iraniennes devaient la libérer immédiatement et lui fournir les soins nécessaires, un appel rapporté par Insider Paper. Il a ajouté que « le monde regarde ».
Avant cette prise de position américaine, Narges Mohammadi s’était opposée à la guerre contre son pays. Lors de la campagne de bombardements menée l’an dernier par Israël, elle avait déclaré que ces violences touchaient les gens ordinaires et ne faisaient que renforcer l’État clérical.
Elle a de nouveau été arrêtée en décembre, après avoir dénoncé la République islamique lors des funérailles d’un avocat. Le texte rappelle aussi que les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février, alors que l’administration du président Donald Trump s’exprime peu sur les droits humains, utilisant surtout ce sujet contre ses adversaires sans critiquer largement les pays alignés sur elle.


