Le député Guy Marius Sagna a publiquement interpellé l’État sur les conditions de scolarisation et d’examen des élèves déficients visuels au Sénégal. Dans une déclaration diffusée sur Facebook, il évoque des difficultés rencontrées au baccalauréat ainsi que dans les déplacements quotidiens vers l’école.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le parlementaire dénonce d’abord l’obligation faite aux candidats déficients visuels de passer le baccalauréat à Thiès. Il souligne que, contrairement aux autres élèves qui composent dans leur département ou leur commune, ces candidats doivent effectuer des déplacements parfois longs. Guy Marius Sagna estime qu’un changement d’environnement, ajouté à la fatigue du voyage, peut peser sur leurs conditions de composition.
L’élu cite aussi le décalage horaire dans le déroulement des épreuves. D’après sa déclaration, les candidats sans handicap visuel commencent les examens à 8 heures, alors que les candidats déficients visuels doivent attendre 10 heures, après la transcription des sujets en braille. Cette organisation prolonge leur journée d’examen, certains terminant jusqu’à 22 heures, selon lui.
Au-delà du baccalauréat, Guy Marius Sagna met en avant les obstacles rencontrés chaque jour par ces élèves pour rejoindre leur établissement. Il mentionne les difficultés à traverser les routes, à accéder aux transports et à se déplacer en sécurité. Le député rapporte également l’inquiétude des parents face à ces contraintes.
Face à cette situation, il appelle les autorités, en particulier le ministère de l’Éducation, à mettre en place un système de ramassage scolaire adapté aux élèves déficients visuels. Selon lui, une telle mesure permettrait de renforcer leur sécurité et de faciliter l’accès à l’éducation.
Guy Marius Sagna affirme avoir été récemment informé de ces réalités par un gouvernement scolaire national inclusif regroupant des élèves déficients visuels. Il indique avoir déjà saisi le gouvernement sur ces questions, ainsi que sur d’autres préoccupations liées à l’inclusion scolaire. La question des conditions d’examen et de déplacement de ces élèves est ainsi remise sur la place publique.


