Lors de la première cotation des titres issus de l’opération FCTC Croissance Agricole, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a souligné mardi l’importance cruciale du rôle des femmes dans le développement économique du continent.
« Si nous voulons accélérer le développement de notre continent, nous devons oser, innover et entreprendre, en mettant pleinement en valeur le potentiel des femmes et de la jeunesse », a-t-il déclaré.
Le Fonds de Titrisation des Créances Agricoles (FSTC Croissance Agricole) est présenté comme une innovation majeure, transformant les actifs agricoles de la Banque Agricole en instruments de marché pour mobiliser l’épargne et canaliser les ressources vers le monde rural. Diagne a précisé que les 557 communes du Sénégal, dont plus de 525 rurales, comptent plus de 54 % de femmes dans la population active, soulignant la nécessité d’intégrer la dimension genre dans toute stratégie de développement agricole.
La mobilisation de 80 milliards de francs CFA pour le secteur agricole représente une avancée significative, permettant de soutenir durablement l’économie rurale. Le ministre a évoqué des exemples de transformation agricole réussie, comme le Brésil et l’Éthiopie, pour encourager cette dynamique au Sénégal.
Il a également salué le travail de la Banque Agricole et son leadership, tout en félicitant les acteurs ayant contribué à l’opération : arrangeurs, sociétés de gestion, investisseurs et intervenants du marché. Il a mis en avant le rôle croissant des professionnels africains dans ces initiatives, affirmant que « l’Afrique doit compter sur ses propres ressources humaines » pour son développement.
Le ministre affirme que cette opération incarne une véritable souveraineté financière et que le gouvernement sénégalais, sous la présidence du président de la République, reste engagé à soutenir l’agriculture et les initiatives innovantes.
« L’Afrique ne se développera pleinement que par les Africains eux-mêmes, » a-t-il ajouté, affirmant ainsi la nécessité d’une mobilisation collective pour l’avenir du continent.


