La compagnie aérienne américaine Spirit Airlines a annoncé l’annulation de tous ses vols et le lancement immédiat d’un « retrait ordonné des opérations », selon un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi. Le transporteur à bas coût a demandé à ses passagers de ne pas se rendre à l’aéroport.
D’après Al Jazeera, cette décision intervient après l’échec d’un possible plan de sauvetage soutenu par la Maison Blanche. Spirit Aviation Holdings, maison mère de la compagnie, a indiqué que la hausse récente et importante des prix du pétrole, ainsi que d’autres pressions sur son activité, avaient fortement détérioré ses perspectives financières.
Entre le 1er et le 15 mai, Spirit devait assurer 4.119 vols intérieurs aux États-Unis, pour un total de 809.638 sièges, selon les dernières données de Cirium citées dans le contenu source. L’arrêt de la compagnie, attribué notamment au doublement du prix du carburant aérien dans le contexte de la guerre entre les États-Unis et l’Iran âgée de deux mois, menace des milliers d’emplois.
Spirit avait conclu un accord avec ses créanciers pour sortir de sa deuxième faillite d’ici la fin du printemps ou le début de l’été. Mais ces projections ont été remises en cause par l’envolée du coût du kérosène. Son plan de restructuration reposait sur un prix du carburant d’environ 2,24 dollars le gallon en 2026 et 2,14 dollars en 2027, alors qu’il avait atteint environ 4,51 dollars le gallon fin avril.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, une réunion du conseil d’administration de Spirit s’est achevée sans accord de sauvetage. Donald Trump a déclaré vendredi que la Maison Blanche avait présenté une dernière proposition de secours, après un blocage des discussions autour d’un financement de 500 millions de dollars destiné à permettre à la compagnie de poursuivre ses activités pendant sa procédure de faillite. Le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, a pour sa part indiqué à Reuters avoir tenté de convaincre d’autres compagnies de racheter Spirit, sans succès.
À un moment, Spirit représentait environ 5 % des vols aux États-Unis. Le contenu source précise qu’aucun transporteur américain de cette taille n’a été liquidé depuis deux décennies. La compagnie était connue pour contribuer à maintenir des tarifs plus bas sur les marchés où elle concurrençait les grands groupes du secteur. Le même contexte de hausse du carburant a également conduit d’autres transporteurs à ajuster leurs opérations, notamment Lufthansa, qui a supprimé 20.000 vols le mois dernier, et Air India, qui a annoncé vendredi une hausse de ses surcharges carburant et la suppression de 100 vols par jour.


