À l’occasion de la Fête du Travail, le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS) a remis au président de la République un cahier de doléances centré sur la situation du secteur des médias. Présentée au Palais de la République, cette démarche s’articule autour de sept mesures que le syndicat considère comme prioritaires.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le secrétaire général du SYNPICS, Moutapha Cissé, a déclaré que la presse « ne vient pas quémander des privilèges, mais rappeler des principes : vérité, dignité et justice ». Il a également alerté sur la fragilisation des rédactions, estimant que « quand la presse s’affaiblit, c’est la République qui perd sa capacité à se regarder et à se corriger ».
Parmi les demandes mises en avant figure d’abord le règlement des dettes dues aux entreprises de presse. Le syndicat propose, sur ce point, un audit indépendant ainsi que la mise en place d’un fonds de régularisation accompagné d’un calendrier de paiement. Le SYNPICS demande aussi une adaptation du modèle économique des médias à l’ère numérique, avec un dispositif d’appui à la transition digitale et des incitations fiscales.
Le document remis aux autorités évoque également la réforme de l’audiovisuel public. Cette orientation passerait, selon le syndicat, par des contrats de performance et un plan de modernisation. Le SYNPICS réclame en outre une meilleure gouvernance de la Maison de la Presse ainsi que la renégociation de l’accord d’entreprise à la RTS.
D’après Sud Quotidien, les autres points soulevés concernent la contribution des plateformes numériques au financement de la presse et la création d’un comité de suivi interministériel. L’objectif affiché est de mettre fin à ce que le syndicat qualifie de « silence administratif ».
Le SYNPICS invite enfin les autorités à engager rapidement des actions concrètes. Le syndicat considère ces sept mesures comme une feuille de route destinée à « sauver et moderniser » la presse sénégalaise.


