Aux États-Unis, le régulateur fédéral des communications a voté jeudi pour faire avancer une proposition visant à restreindre l’accès de certains laboratoires étrangers aux tests d’appareils électroniques destinés au marché américain. La mesure concerne notamment des équipements comme les smartphones et les caméras, dans un contexte de durcissement des règles de sécurité nationale.
Selon les informations rapportées par Insider Paper, la Federal Communications Commission (FCC) explique que cette initiative a pour objectif de « prioriser la sécurité nationale ». Elle intervient un an après l’adoption de règles interdisant déjà les laboratoires d’essai « détenus ou contrôlés par des adversaires étrangers ».
La nouvelle proposition irait plus loin. D’après la FCC, elle empêcherait la reconnaissance des laboratoires de test et des organismes de certification situés dans des pays qui n’ont pas conclu avec les États-Unis un accord de reconnaissance mutuelle, ou un autre accord commercial réciproque comparable. La Chine ne dispose pas d’un tel accord avec la FCC, selon le site de l’agence américaine.
Le régulateur estime qu’environ 75 % des appareils certifiés aux États-Unis sont actuellement testés dans des laboratoires reconnus en Chine. Si la proposition est approuvée, les produits testés et certifiés dans ces structures seraient progressivement retirés sur une période de deux ans après l’entrée en vigueur des règles définitives.
Cette décision s’inscrit dans une série de mesures prises par la FCC pour éloigner les entités chinoises des chaînes d’approvisionnement américaines. En mars, l’autorité avait déjà interdit l’autorisation de nouveaux routeurs grand public fabriqués dans des pays étrangers, également au nom de la sécurité nationale. Dans ce cadre, les entreprises doivent demander des exemptions aux autorités américaines pour leurs nouveaux modèles de routeurs.
Jeudi, la FCC a aussi annoncé l’adoption d’un texte créant une procédure d’examen accélérée pour les appareils testés dans des laboratoires jugés fiables, notamment ceux situés aux États-Unis ou dans des « sites internationaux réciproques ». Les modalités finales dépendront désormais de l’approbation définitive de la proposition en cours.


