Les marchés pétroliers ont fortement réagi jeudi après de nouvelles déclarations de Donald Trump sur l’Iran et sur la possibilité d’un maintien prolongé du blocus américain visant ses ports. Cette poussée a porté le brut à son plus haut niveau en plusieurs années, sur fond de tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz, passage clé pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Selon les informations rapportées par Insider Paper, les prix du pétrole ont bondi de plus de 7% à un moment des échanges, dépassant les 126 dollars le baril. Le Brent pour livraison en juin a ainsi atteint 126,41 dollars en Asie, avant de réduire ensuite une partie de ses gains. Le West Texas Intermediate a pour sa part progressé jusqu’à 110,31 dollars.
Cette hausse intervient après un avertissement de Donald Trump, qui a indiqué que le blocus américain des ports iraniens pourrait durer plusieurs mois. D’après les éléments cités dans le contenu source, Téhéran a soumis cette semaine une nouvelle proposition pour rouvrir le détroit d’Ormuz, mais le président américain ne considérerait pas que l’Iran négocie de bonne foi. Le Wall Street Journal affirme qu’il a demandé à ses responsables de la sécurité nationale de se préparer à un blocus prolongé afin de pousser la République islamique à abandonner son programme nucléaire.
Un responsable de la Maison Blanche, cité anonymement, a indiqué qu’au cours d’une réunion avec des dirigeants du secteur pétrolier mardi, Donald Trump avait évoqué les moyens d’« alléger les tensions sur les marchés mondiaux du pétrole » ainsi que les mesures permettant de maintenir le blocus actuel pendant des mois si nécessaire, tout en limitant l’impact sur les consommateurs américains.
Le climat de tension a aussi été alimenté par un autre rapport. Axios, citant deux sources non nommées, affirme que l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM, devait présenter à Donald Trump un briefing sur d’éventuelles nouvelles frappes militaires. Selon ce média, cette réunion pourrait signaler que le président examine la possibilité de reprendre des opérations de combat majeures, interrompues depuis plus de trois semaines pour laisser place aux discussions.
Sur les marchés financiers, plusieurs places boursières asiatiques ont terminé en baisse, notamment Tokyo, Hong Kong, Séoul et Mumbai, toutes en recul de plus de 1%. En Europe, Paris et Francfort ont aussi cédé du terrain, tandis que Londres évoluait à l’équilibre. Vers 08h10 GMT, le Brent affichait encore une hausse de 3,4% à 122,02 dollars le baril, et le WTI gagnait 1,4% à 108,42 dollars. Le dollar progressait également face à plusieurs grandes devises, dans un mouvement de recherche de valeurs refuge.


