Une agente des Impôts et Domaines, identifiée sous les initiales M.A. Lô, âgée de 53 ans, a été interpellée par la Division des investigations criminelles (DIC) puis déférée au parquet pour escroquerie foncière. Récemment affectée à la Direction générale, elle est accusée d’avoir proposé à la vente deux parcelles inexistantes pour un montant total de 80 millions de FCFA.
Dans sa plainte, H. Kouédou explique qu’en 2023, un proche de la famille les a mises en contact avec la mise en cause, qui se présentait comme agente des Domaines. Cette dernière leur aurait proposé deux terrains à usage d’habitation situés au Plateau, au centre-ville. Séduites par l’emplacement, H. Kouédou et ses sœurs ont engagé des discussions avant de conclure un accord avec la suspecte pour l’acquisition des parcelles.
Les plaignantes affirment avoir versé un acompte de 30 millions de FCFA, matérialisé par une décharge, en attendant la finalisation des procédures administratives liées aux baux. Le paiement du reliquat, fixé à 50 millions de FCFA, devait intervenir après la délivrance des titres de propriété. Toutefois, après plusieurs mois d’attente sans résultat, les acquéreuses ont commencé à douter de la transaction.
Face à l’absence de documents officiels et au retard dans la procédure, H. Kouédou et ses sœurs ont demandé le remboursement des sommes versées. Malgré plusieurs relances, la mise en cause n’a pas restitué l’argent, selon les déclarations des plaignantes.
Entendue par les enquêteurs, M.A. Lô a reconnu les faits. Elle a expliqué que les parcelles proposées relevaient de biens en curatelle, considérés comme vacants ou abandonnés, et susceptibles d’être régularisés avant toute cession. Elle a cependant indiqué que la procédure aurait été interrompue par une décision des autorités, imposant la suspension temporaire de certaines opérations foncières dans des zones concernées.
Elle a également affirmé avoir proposé une alternative aux plaignantes, avec d’autres terrains situés aux Mamelles, qui auraient connu les mêmes blocages. Malgré ces explications, elle n’a pas été en mesure de présenter les titres de propriété des parcelles initialement proposées, évoquant leur conservation à son domicile. Les engagements pris pour rembourser les 30 millions de FCFA en trois échéances, entre le 10 et le 30 avril 2026, n’ont pas été respectés. L’affaire est désormais entre les mains de la justice.


