Le dossier du port de Ndayane continue de susciter des contestations au sein d’une partie des résidents et de la diaspora liée à cette zone. Au centre des griefs figurent l’extension du projet, les expropriations dénoncées par le collectif et les demandes adressées aux autorités après une audience accordée par le Président Bassirou Diomaye Faye.
Selon les informations rapportées par IGFM, les contestataires estiment que cette extension ne répondrait pas à un besoin technique. Ils soutiennent qu’elle servirait plutôt de « remboursement déguisé » destiné à épurer une dette privée de l’État envers l’opérateur étranger impliqué dans le dossier.
Idrissa Badji accuse, dans ce contexte, les autorités d’utiliser le patrimoine foncier des citoyens pour solder des passifs hérités de l’ancien régime. Il affirme également que des réserves de terres vierges existent à proximité, tout en regrettant qu’elles ne soient pas prises en compte dans la conduite du projet.
Le collectif dit aussi avoir obtenu une audience avec le Président Bassirou Diomaye Faye. Mais, malgré cette rencontre, il déplore désormais un « silence assourdissant » du gouvernement sur la suite du dossier. Les contestataires mettent également en cause l’APIX, qu’ils accusent d’opacité dans la gestion de cette affaire foncière.
Face à cette situation, les résidents formulent trois exigences. Ils demandent d’abord la suspension immédiate des expropriations. Ils réclament ensuite la réalisation d’un audit indépendant sur les conditions de cession. Enfin, ils exigent la mise en place effective du Comité de suivi qui, selon eux, avait été promis par le Chef de l’État.
Dans sa prise de parole, Idrissa Badji rappelle que la diaspora constitue, selon lui, un moteur essentiel de l’économie nationale. Il avertit que le développement ne peut, d’après les contestataires, se faire au prix du sacrifice social des populations locales. Aucune réaction officielle supplémentaire du gouvernement ni de l’APIX n’a été communiquée dans le contenu source consulté.


