L’Observatoire Régional de la Résilience des Systèmes Éducatifs en Afrique (ARESRO) avait ouvert, un atelier consacré à la résilience du système éducatif sénégalais face aux chocs, facteurs de stress et perturbations récurrentes. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Alioune Badar Diop, représentant du ministre de l’Éducation nationale et directeur de l’INEAT, structure en charge de l’évaluation des acquis scolaires, des manuels et de la recherche-action. Il a salué une initiative « essentielle » pour accompagner la transformation du système éducatif, rappelant les réformes en cours, notamment l’introduction de l’anglais dès le préscolaire, la valorisation des langues nationales, ainsi que l’intégration du numérique et de l’intelligence artificielle.
Selon lui, ces évolutions doivent s’appuyer sur la recherche afin de moderniser durablement l’école sénégalaise et africaine.
De son côté, le professeur Mamadou Dramé, chercheur principal du projet ARESRO à la FASTEF, a souligné que le système éducatif est confronté à de multiples crises : climatiques, sanitaires, politiques, sociales et syndicales. Il a cité notamment les inondations, la pandémie de COVID-19 et les grèves comme facteurs majeurs de perturbation.
L’étude menée dans le cadre d’ARESRO, présent dans 41 pays africains, vise à documenter ces chocs, analyser les réponses déjà apportées et surtout anticiper les crises futures. L’objectif est de produire des recommandations à l’endroit des décideurs afin de renforcer la résilience du système éducatif sénégalais.
L’atelier réunit chercheurs, syndicats, parents d’élèves, ONG et acteurs institutionnels pour confronter les analyses et élaborer un rapport global reflétant les réalités du terrain.


