Au Mali, un texte signé Babacar Justin Ndiaye revient sur les combats en cours, les failles sécuritaires relevées à Bamako et à Kati, ainsi que sur les recompositions internes autour du pouvoir du général Assimi Goïta. Le propos met aussi en avant la mort du général Sadio Camara, ancien ministre de la Défense, dans un contexte présenté comme particulièrement instable.
D’après IGFM, l’auteur décrit une succession de défaillances ayant, selon lui, rendu possibles l’approche de Bamako et l’attaque visant la résidence du ministre de la Défense. Il s’interroge notamment sur la manière dont un camion chargé d’explosifs a pu circuler dans la capitale malienne et sa périphérie avant de frapper une villa située à Kati, cité-garnison. Le texte évoque à ce sujet des insuffisances dans les circuits de renseignement, aussi bien préfectoraux que militaires, ainsi qu’un quadrillage opérationnel jugé défaillant.
Le même contenu revient longuement sur la place occupée par le général Sadio Camara au sein du directoire militaire qui a renversé l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, puis écarté Bah Ndao. L’auteur le présente comme une figure influente, dotée de poids politique et de charisme, passée par la direction du Prytanée militaire et par la Garde nationale. Il souligne également que les circonstances de sa mort continuent d’alimenter des interrogations parmi les observateurs.
IGFM rapporte aussi que les relations entre le général Sadio Camara et le général Assimi Goïta, initialement décrites comme bonnes, se seraient progressivement détériorées. Le texte mentionne en particulier la réduction du détachement chargé de la protection de l’ancien ministre de la Défense, passé, selon l’auteur, à une quinzaine de soldats. Dans le même mouvement, il est avancé que la disparition de Sadio Camara renforce la position d’Assimi Goïta, désormais présenté comme le seul maître à bord, tandis que les généraux Diaw, Wagué et Koné sont cités comme moins présents dans la conduite quotidienne de la troupe.
Le texte aborde enfin le terrain diplomatique et géostratégique. Il cite la reconnaissance par Bamako de la marocanité du Sahara occidental et les conséquences possibles de ce choix dans les relations avec l’Algérie. L’auteur évoque aussi, dans ce cadre, le rôle prêté à Alger dans l’évacuation de coopérants russes de Kidal, ainsi que les tensions plus larges impliquant la France, l’Algérie et la Russie dans l’espace sahélien.
Publié par IGFM, ce texte se termine sur l’hypothèse d’une reconfiguration politique au Mali. Il y est fait mention d’une force de relève en gestation à travers un Comité de Transition Civilo-Militaire (CTCM), présenté comme encore peu identifiable. Le nom de l’imam Mahmoud Dicko, en exil à Alger selon l’auteur, est également cité parmi les profils susceptibles d’entrer dans les équilibres à venir. Aucune précision supplémentaire n’est donnée sur la composition, le calendrier ou le fonctionnement de cette structure évoquée.


