Les autorités américaines annoncent la reclassification de la marijuana médicale réglementée par les États, la retirant de la catégorie des drogues les plus strictement contrôlées. Cette modification administrative vise à faciliter la recherche scientifique.
Le département de la Justice a précisé jeudi que certains produits à base de marijuana passeront de l’Annexe I à l’Annexe III du système fédéral de classification des drogues. Cette dernière catégorie regroupe les substances présentant un potentiel modéré à faible de dépendance physique et psychologique. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, ce changement ne légalise toutefois pas la marijuana à des fins récréatives ou médicales au niveau fédéral. Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a indiqué que cette décision permet d’étudier la sécurité et l’efficacité de la substance, afin d’offrir de meilleurs soins aux patients et des données fiables aux professionnels de santé.
Cette initiative fait suite à un décret publié en décembre par le président Donald Trump, qui demandait au département de la Justice d’assouplir les restrictions en vigueur. Son prédécesseur démocrate, Joe Biden, avait entrepris des démarches similaires, mais la procédure n’était pas achevée à la fin de son mandat en janvier 2025. Par ailleurs, Todd Blanche a annoncé que des auditions débuteront en juin pour examiner une reclassification plus large de la substance.
Cette révision réglementaire coïncide avec une évolution des pratiques et des mentalités dans le pays. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) relèvent qu’une personne sur cinq aux États-Unis déclare avoir consommé de la marijuana au cours de l’année écoulée. Une enquête du Pew Research Center menée en 2024 montre que 57 % des adultes américains sont favorables à une légalisation totale, tandis que 32 % soutiennent un usage exclusivement médical. Sur le plan économique, le cabinet d’études BDSA estime que les ventes du marché légal atteindront 47 milliards de dollars en 2026.


