Le dossier diplomatique du Sahara occidental enregistre un développement ce mercredi 22 avril. Un État d’Amérique centrale a officiellement modifié sa position vis-à-vis de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), transmettant sa décision aux instances onusiennes et aux autorités marocaines.
La République du Honduras a formellement décidé de suspendre sa reconnaissance de la RASD. Selon les informations rapportées par Agence Afrique, cette démarche a été communiquée par la ministre hondurienne des Affaires étrangères, Mireya Agüero de Corrales, via une lettre officielle adressée à son homologue marocain, Nasser Bourita.
Dans cette correspondance, la cheffe de la diplomatie précise que cette suspension constitue une décision souveraine de Tegucigalpa, motivée par son attachement au principe de non-ingérence et au respect des affaires intérieures des autres États. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a été directement informé de ce changement de position.
Le document réitère également l’adhésion du Honduras aux efforts menés par les Nations unies et son Envoyé personnel pour aboutir à une solution politique et durable au litige. Cette position s’aligne sur les orientations du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, qui s’appuie sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc en vue d’un règlement du différend.
Historiquement, le pays centraméricain avait acté sa reconnaissance de la RASD en 1989, une posture diplomatique qui avait été reconfirmée en 2022. Avec ce revirement officiel, le dossier enregistre son sixième retrait de reconnaissance au cours des deux dernières années.


