Dakar abrite un atelier régional réunissant douze pays africains afin de redéfinir les mécanismes de l’engagement citoyen. En marge de cette rencontre, la Direction générale du service national et du volontariat (DGSNV) et France Volontaires ont signé le renouvellement de leur convention de partenariat.
Selon les informations rapportées par IGFM, cet accord bilatéral ambitionne de consolider un dispositif considéré comme un levier central pour la mobilité et l’insertion socio-professionnelle. Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, a mis en évidence la position stratégique de Dakar dans ce domaine. Il a rappelé que le Sénégal accueille un nombre important de volontaires français, tout en bénéficiant de mécanismes permettant aux Sénégalais d’effectuer des missions en France.
L’événement, qui s’inscrit dans une dimension continentale, vise la mutualisation des expériences et l’harmonisation des pratiques entre les douze nations participantes. Ce cadre d’échange a également servi de tribune pour annoncer la réorganisation structurelle du volontariat sénégalais.
Le colonel Cambel Dieng, directeur général de la DGSNV, a expliqué que sa direction dépend désormais de la Primature, actant ainsi son détachement du ministère de la Jeunesse. D’après IGFM, cette mutation institutionnelle marque un tournant dans les critères d’éligibilité. La nouvelle orientation du programme élargit le recrutement au-delà de la jeunesse pour intégrer le volontariat senior, le troisième âge, les personnes en activité et les membres de la diaspora souhaitant s’investir au niveau national.
La rencontre régionale de Dakar, la troisième du genre, met enfin l’accent sur le suivi des résultats. Les délégations travaillent à l’élaboration d’outils d’évaluation standardisés à l’échelle africaine pour mesurer concrètement l’impact des missions de volontariat sur l’insertion des participants.


