La police métropolitaine de Londres mène des investigations sur une récente vague d’incendies ciblant des institutions de la communauté juive dans le nord de la capitale britannique. Les autorités examinent de près l’implication potentielle d’acteurs agissant pour le compte d’une puissance étrangère.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, les unités de la lutte antiterroriste britannique cherchent à déterminer si ces actes sont liés à des mandataires iraniens. Le dernier incident en date a visé la synagogue de Kenton dans la nuit de samedi à dimanche. À l’instar des précédents, ce sinistre n’a fait aucun blessé et n’a causé que des dégâts mineurs.
La commissaire adjointe de la police métropolitaine, Vicki Evans, a précisé que la majorité de ces attaques ont été revendiquées par le mouvement Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia. Apparu sur internet en mars, ce groupe s’est également attribué la responsabilité d’incendies contre d’autres lieux de culte et institutions financières en Europe, ainsi qu’une attaque contre Iran International, une chaîne d’information en persan basée à Londres.
Les forces de l’ordre enquêtent sur les liens présumés de ce groupe avec Téhéran. Les autorités britanniques étudient l’hypothèse d’une stratégie de « violence à la demande » mise en place par l’Iran, consistant à recruter des réseaux criminels pour mener à bien des opérations à l’étranger.
Outre l’attaque de Kenton, d’autres incidents ont été recensés ces derniers jours à Londres, notamment le jet d’un liquide inflammable dans l’enceinte de la synagogue de Finchley Reform et l’incendie d’ambulances appartenant à la communauté juive à Golders Green en mars. Vendredi soir, un individu a également tenté de mettre le feu devant les anciens locaux d’une organisation caritative juive à Hendon.
Face à cette situation, le grand rabbin du Royaume-Uni, Ephraim Mirvis, a dénoncé une campagne d’intimidation grandissante, soulignant qu’il s’agissait de la troisième attaque contre sa communauté en moins d’une semaine dans la capitale. De son côté, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a fermement condamné ces actes, assurant que les responsables seraient traduits devant la justice.


