Un soldat français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a perdu la vie et trois de ses frères d’armes ont été blessés lors d’une attaque dans le sud du pays. Cet incident meurtrier intervient quelques jours après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban.
L’accrochage s’est produit ce samedi dans le village de Ghandouriyeh. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la patrouille onusienne est tombée dans une embuscade alors qu’elle effectuait une mission pour dégager un itinéraire vers un poste isolé par les affrontements. Catherine Vautrin, la ministre française des Armées, a précisé que le militaire a été mortellement frappé par des tirs directs d’armes légères. Deux des trois blessés se trouvent dans un état jugé sérieux par la mission de l’ONU.
La Finul a indiqué que les premières évaluations désignent des acteurs non étatiques, orientant les soupçons vers le Hezbollah. Une enquête a été lancée pour élucider cette attaque qualifiée de délibérée. Lors d’échanges téléphoniques avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, le président français Emmanuel Macron a condamné cet acte. Il a pressé le gouvernement libanais d’agir contre les responsables. De son côté, le groupe armé a formellement rejeté ces allégations, niant toute connexion avec l’incident de Ghandouriyeh et appelant à la prudence face aux conclusions hâtives.
Les autorités libanaises ont exprimé leurs condoléances, le président Aoun ordonnant une investigation immédiate sur le terrain. Cette escalade survient dans un contexte régional inflammable, marqué par de récentes frappes israéliennes dans le sud du Liban, et peu avant l’expiration d’une trêve dans le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Face à la répétition de ces drames, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réitéré son appel au respect du droit international et à la sécurisation du personnel onusien déployé dans la zone.


