L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et l’Université Alioune Diop de Bambey (UADB) ont officialisé un partenariat stratégique ce vendredi. La signature de cette convention, qui s’est tenue au secrétariat général de l’établissement d’enseignement supérieur, vise à intégrer la prévention des pratiques illicites au cœur des dynamiques universitaires.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, cette collaboration a pour ambition principale de déboucher sur la création d’une académie anti-corruption. L’accord prévoit la mise en place d’un Centre de recherche dédié à cette thématique, ainsi que le partage des résultats des études menées par l’OFNAC. Des cadres de réflexion réunissant le personnel administratif, technique et de service (PATS), le personnel enseignant et de recherche (PER), ainsi que les étudiants, seront également constitués.
Lors de la cérémonie, le président de l’OFNAC, Moustapha Ka, a souligné que la lutte contre la corruption ne se limite pas aux mécanismes de sanctions. D’après les éléments relayés par la même source, il a précisé que ce partenariat stratégique permettra d’utiliser l’expertise des enseignants-chercheurs et les travaux des étudiants pour identifier les zones de vulnérabilité et mieux orienter les réponses publiques face aux pratiques à risque.
Le projet prévoit plusieurs applications directes dans les cursus de l’UADB. Il inclut la co-production de contenus pédagogiques, l’élaboration d’un module transversal sur l’éthique et la transparence, ainsi que l’encadrement de mémoires et de thèses avec la possibilité d’une co-supervision par les cadres de l’OFNAC. Une offre de formation continue et la mobilisation conjointe de financements pour des programmes d’éducation citoyenne sont également au programme.
De son côté, le Professeur Ibrahima Faye, recteur de l’UADB, a indiqué que cet accord dépasse la simple formalité administrative. Il s’inscrit dans la mission de l’université de former des citoyens responsables et engagés. Il a invité les étudiants à s’approprier les valeurs d’intégrité et d’éthique, tout en réaffirmant l’engagement de l’institution à appliquer une gouvernance transparente, incluant des mécanismes de reddition des comptes.


