Le groupe énergétique espagnol Repsol a conclu ce jeudi un accord avec le gouvernement vénézuélien pour reprendre le contrôle de ses opérations pétrolières dans le pays. Cette entente vise à relancer l’exploitation des gisements et accroître les volumes d’extraction.
Selon les informations rapportées par Insider Paper, l’accord permet à Repsol de recouvrer le contrôle opérationnel de Petroquiriquire, une coentreprise dédiée à l’exploitation des champs pétroliers dans l’est du Venezuela. Les activités de la compagnie espagnole y étaient fortement restreintes depuis 2025, à la suite de la révocation unilatérale de sa licence d’exploitation par Washington.
Avec ce nouveau cadre, Repsol s’engage à augmenter sa production brute de pétrole, qui s’établit actuellement à environ 45 000 barils par jour. L’entreprise prévoit une hausse de 50 % d’ici douze mois et estime qu’elle pourrait tripler sa production d’ici trois ans si les conditions requises sont réunies. Francisco Gea, responsable de l’exploration et de la production chez Repsol, a rappelé que l’entreprise opère de manière continue dans le pays depuis 1993 et dispose des capacités techniques et humaines nécessaires sur le terrain.
La signature de l’accord a réuni Repsol, le ministère vénézuélien des Hydrocarbures et la compagnie pétrolière d’État PDVSA, qui détient 60 % de la coentreprise Petroquiriquire. Cette entente s’inscrit dans un processus de libéralisation du secteur énergétique amorcé par les nouvelles autorités. Celles-ci, dirigées par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, ont pris la gestion du pays après la capture de Nicolas Maduro en janvier lors d’une opération militaire américaine à Caracas.
L’administration du président américain Donald Trump a collaboré avec le nouveau gouvernement et allégé l’embargo pétrolier vieux de sept ans, permettant à quelques multinationales, dont Repsol et Chevron, d’opérer sous certaines conditions. Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a indiqué que la production vénézuélienne se situait sous le million de barils par jour en janvier, mais qu’elle pourrait croître de 30 à 40 % d’ici la fin de l’année 2026. Cette relance des réserves pétrolières vénézuéliennes intervient au moment où le marché mondial fait face à des perturbations liées au conflit impliquant l’Iran.


