L’annonce d’un cas de grippe aviaire (virus H9N2) détecté en Italie chez un voyageur ayant séjourné plusieurs mois au Sénégal a suscité des interrogations. Face à cette situation, le directeur de la Prévention au ministère de la Santé, Mamadou Ndiaye, se veut rassurant tout en appelant à la vigilance.
« La grippe aviaire est une maladie sous surveillance constante, au Sénégal comme ailleurs », explique-t-il. Il précise que l’information a été transmise par Organisation mondiale de la santé dans le cadre des mécanismes internationaux de veille sanitaire. « Nous avons reçu cette notification il y a une dizaine de jours et nous avons immédiatement lancé les investigations nécessaires », ajoute-t-il.
Les résultats des enquêtes menées par les services sanitaires écartent toute menace immédiate. « Il n’y a aucune menace actuelle pour le Sénégal », affirme Dr Ndiaye. Il rappelle que le patient a quitté le pays le 13 mars pour l’Italie, où la maladie a été détectée. « Plus d’un mois après son départ, l’absence de foyers locaux prouve que la chaîne de transmission est inexistante », insiste-t-il.
Le responsable souligne également que « la transmission interhumaine de ce virus est extrêmement rare » et que la maladie concerne avant tout les oiseaux. « Aucun foyer n’a été signalé dans le secteur de l’élevage », précise-t-il. Il ajoute que « le patient affirme n’avoir eu aucun contact avec des personnes symptomatiques dans son entourage au Sénégal ».
Malgré ces éléments rassurants, les autorités maintiennent une vigilance active. « Nous appelons à la vigilance, notamment chez les aviculteurs, face à toute mortalité anormale de volailles », indique Dr Ndiaye. Il insiste aussi sur le respect des mesures d’hygiène. « Toute personne présentant des symptômes grippaux doit consulter dans une structure de santé », recommande-t-il.
À ce stade, aucun cas n’a été détecté au Sénégal, ni chez l’homme ni chez l’animal. « Les populations peuvent être tranquilles », conclut-il, tout en rappelant que la surveillance se poursuit en collaboration avec les services vétérinaires et les laboratoires spécialisés, dont l’Institut Pasteur de Dakar.


