La course au poste de gouverneur de l’État de Californie vient de subir un bouleversement majeur. Alors qu’il dominait les intentions de vote, un candidat de premier plan fait désormais face à une fronde politique inédite, allant jusqu’à des appels à son expulsion du Congrès des États-Unis.
Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, le représentant américain Eric Swalwell est visé par de graves accusations d’agressions sexuelles et d’inconduite. Ces allégations, initialement détaillées par CNN et le San Francisco Chronicle, émanent d’une ancienne collaboratrice ainsi que de plusieurs autres femmes.
Avant ces révélations, un sondage du Emerson College publié en mars plaçait le candidat démocrate avec plusieurs points d’avance sur ses concurrents dans la course pour succéder au gouverneur Gavin Newsom. Aujourd’hui, sa campagne est ébranlée par la perte de soutiens influents et d’organisations qui ont retiré leur parrainage au cours du week-end.
La réaction politique transcende les clivages partisans. Plusieurs figures du Parti démocrate ont publiquement exigé le retrait de sa candidature et sa démission du Congrès. Interrogé dimanche, le représentant démocrate Ro Khanna a qualifié les faits de « malades et répugnants », réclamant des enquêtes de la part des forces de l’ordre et de la Chambre des représentants. Sa collègue Pramila Jayapal a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une question partisane, dénonçant la « dépravation » dans le traitement infligé aux femmes.
Sur le plan judiciaire, le bureau du procureur de Manhattan a confirmé samedi l’ouverture d’une enquête sur ces allégations. En parallèle, la représentante républicaine Anna Paulina Luna a annoncé le dépôt d’une motion visant à entamer le processus d’expulsion d’Eric Swalwell du Congrès américain. Une initiative que certains élus démocrates se disent prêts à soutenir.
De son côté, Eric Swalwell a rejeté ces accusations, les qualifiant d’« absolument fausses », et n’a donné aucun signe indiquant un éventuel retrait de la course électorale.
Notre rédaction note que cette dynamique de sanctions touche également le camp adverse. Des élus démocrates ont demandé l’expulsion du représentant républicain du Texas, Tony Gonzales, lui aussi visé par des allégations d’inconduite sexuelle. Des figures des deux bords, à l’image de Ro Khanna et du républicain Byron Donalds, ont exprimé leur soutien à une procédure visant à exclure simultanément les deux hommes du Congrès.


