Au 43e jour des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, le volet diplomatique s’active en marge du théâtre des opérations. Les deux puissances ont entamé des discussions directes en territoire neutre pour tenter d’instaurer un cessez-le-feu, alors que la violence continue de frapper la région.
Les pourparlers se déroulent actuellement à Islamabad, au Pakistan. La délégation iranienne est conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Face à eux, Washington a dépêché une équipe composée de figures de premier plan. Les États-Unis y sont représentés par le vice-président JD Vance, accompagné de l’envoyé spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner.
Avant l’ouverture des discussions, la partie américaine a tenu à clarifier sa position. Selon les informations diffusées par la chaîne Al Jazeera, JD Vance a déclaré que Washington était prêt à tendre la main, à la condition expresse que l’Iran mène ces négociations de bonne foi. Cette tentative de désescalade s’inscrit dans un contexte de mobilisation internationale, illustrée par de récents échanges diplomatiques impliquant la Turquie et le Royaume-Uni pour abréger la crise.
Sur le terrain, la situation sécuritaire ne montre aucun signe d’apaisement. Les tractations en cours au Pakistan n’ont pas encore eu d’impact sur les frappes militaires. Le ministère libanais de la Santé a annoncé vendredi qu’au moins 357 personnes ont perdu la vie dans des attaques israéliennes survenues mercredi. Les autorités sanitaires locales soulignent que ce bilan provisoire devrait s’alourdir au fur et à mesure de l’identification des victimes.


