Après quarante jours d’hostilités ayant embrasé le Moyen-Orient, une pause militaire de deux semaines a été actée entre les États-Unis et l’Iran. Si cette accalmie suscite le soulagement des diplomaties arabes, son application sur le terrain se heurte déjà à des limites géographiques précises.
L’accord, intervenu aux premières heures de ce mercredi, repose sur un compromis stratégique majeur. Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, le président américain Donald Trump a accepté de suspendre les frappes, à la condition expresse que Téhéran rouvre totalement le détroit d’Ormuz. Le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé cette disposition, garantissant en coordination avec ses forces armées un transit sécurisé dans cette voie maritime vitale — par laquelle transite 20 % de la production mondiale de pétrole — pour la durée de la trêve.
L’annonce a déclenché des scènes de célébration en Iran et une vague de réactions officielles dans le Golfe. L’Arabie saoudite a salué l’initiative, espérant qu’elle conduise à une pacification globale et durable. L’Irak et l’Égypte ont également affiché leur soutien, Le Caire insistant sur la nécessité de respecter la liberté de navigation internationale et d’engager un dialogue sérieux pour traiter les causes profondes de la crise. Le sultanat d’Oman a, pour sa part, salué les efforts de médiation ayant permis d’aboutir à ce premier arrêt des hostilités.
Toutefois, le périmètre exact de ce cessez-le-feu fait l’objet de divergences. Alors qu’Islamabad avait initialement annoncé que l’arrêt des combats englobait l’ensemble des acteurs impliqués, Israël a apporté une restriction majeure. L’État hébreu soutient l’accord avec l’Iran, mais a formellement indiqué que cette trêve ne s’applique pas au Liban. Ce dernier avait été entraîné dans le conflit le 2 mars dernier suite à l’ouverture d’un front par des forces régionales ciblant le territoire israélien.
La consolidation de cet accord et l’extension potentielle de la trêve reposent désormais sur les pourparlers de paix qui doivent s’ouvrir ce vendredi au Pakistan.


