Le gouvernement israélien poursuit le déploiement de sa stratégie territoriale dans les territoires palestiniens. Une récente déclaration officielle met en lumière le nouveau levier matériel choisi par Tel-Aviv pour renforcer son emprise sur les zones occupées.
Selon l’agence de presse turque Anadolu, le ministre israélien de l’Énergie, Eli Cohen, a dévoilé un projet de construction de centrales électriques en Cisjordanie occupée. S’exprimant sur le réseau social X, il a qualifié cette initiative de première historique depuis la création d’Israël, en désignant la région sous son appellation biblique de « Judée et Samarie ».
L’objectif affiché de ce projet dépasse le simple cadre énergétique. Le ministre a présenté cette démarche comme une étape assumée vers l’annexion de facto du territoire palestinien. « La construction de centrales électriques est l’exercice effectif de la souveraineté », a-t-il affirmé. Il a précisé que ces infrastructures visent à intégrer la Cisjordanie à la carte énergétique d’Israël et à améliorer le quotidien des Israéliens installés dans la région.
Cette annonce s’inscrit dans le prolongement direct d’une série de mesures adoptées le 8 février dernier par le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui compte plusieurs figures de l’extrême droite. Ces décisions modifient le statu quo au détriment des populations palestiniennes. Elles prévoient notamment la levée des restrictions sur l’achat direct de terres par les colons, l’appropriation de zones sous juridiction de l’Autorité palestinienne, et l’instauration d’une « municipalité parallèle » rattachée à Israël, retirant ainsi ses prérogatives à la municipalité locale palestinienne d’Al-Khalil (Hébron).
La présence israélienne en Cisjordanie, effective depuis 1967, relève d’une occupation au regard du droit international. Les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies rejettent formellement l’annexion par Israël de ces territoires acquis par la guerre.

