Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), la plus grande organisation de défense des droits civiques des musulmans aux États-Unis, a officiellement interpellé les parlementaires américains ce dimanche. Cette démarche fait suite à de récentes déclarations du président Donald Trump concernant les opérations militaires en cours contre Téhéran.
Selon l’agence Anadolu, le président américain a publié un message sur sa plateforme Truth Social, affirmant que mardi serait « le jour des centrales électriques et des ponts, le tout réuni en un seul, en Iran ». Dans cette même publication, il a intimé à Téhéran l’ordre d’ouvrir le détroit d’Ormuz, avant de conclure : « Sinon, vous vivrez en enfer regardez bien ! Louange à Allah ».
L’organisation, basée à Washington, a structuré sa réponse autour de deux axes. Le CAIR a d’abord qualifié les menaces visant des infrastructures civiles d’« irresponsables » et de « dangereuses », soulignant qu’elles traduisent « une indifférence à la vie humaine et un mépris pour les croyances religieuses ». L’association a ensuite fermement condamné l’utilisation de l’expression « Louange à Allah » à côté de menaces de destruction, accusant le chef de l’État d’instrumentaliser le vocabulaire religieux et de dénigrer l’islam.
En conséquence, le CAIR a formellement demandé au Congrès d’interrompre ses congés pour se réunir et voter la fin de la guerre contre l’Iran. L’organisation estime que les élus ne peuvent rester inactifs face à un président qui « promet ouvertement de commettre des crimes de guerre ». Elle appelle ainsi le pouvoir législatif à réaffirmer son autorité constitutionnelle sur les questions de guerre et de paix.
Dans sa déclaration finale, le Conseil a précisé que ces propos présidentiels ne constituent pas un fait isolé, mais s’inscrivent dans une continuité de rhétoriques et de politiques ayant ciblé les communautés musulmanes, sur le territoire américain comme à l’international.

