La crise énergétique provoquée par le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran pousse les États européens à réagir. Fortement dépendante de ses importations, l’Italie a dépêché sa Première ministre, Giorgia Meloni, à Doha pour s’entretenir avec l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani.
Au cœur des échanges de ce samedi figure une proposition concrète de Rome face aux dommages subis par les installations qataries. Les autorités italiennes se sont dites prêtes à contribuer directement à la réhabilitation des infrastructures énergétiques de l’émirat. Cette démarche intervient alors que l’Iran a récemment ciblé des sites stratégiques du pays, notamment par une frappe de missile sur la ville industrielle de Ras Laffan, principale installation gazière du Qatar, affectant sa capacité d’exportation.
Selon les éléments rapportés par la chaîne Al Jazeera, cette rencontre constitue la deuxième étape d’une tournée régionale initiée en Arabie saoudite. L’enjeu est vital pour la péninsule italienne qui redoute une flambée des prix de l’énergie. La situation est aggravée par le blocage effectif du détroit d’Ormuz par Téhéran, une voie maritime cruciale par laquelle transitent environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.
Les services de la présidence du Conseil italien ont précisé que les discussions visaient à évaluer les mesures possibles pour atténuer les chocs subis par les chaînes d’approvisionnement. De son côté, le cabinet de l’émir a souligné la nécessité d’une désescalade, privilégiant le dialogue politique et la diplomatie comme voies de résolution de la crise moyen-orientale.
Giorgia Meloni s’impose ainsi comme la première dirigeante d’un pays de l’Union européenne ou de l’OTAN à se rendre dans le Golfe depuis le déclenchement des hostilités à la fin du mois de février. L’objectif affiché par Rome est de consolider ses relations bilatérales tout en réitérant son soutien face aux offensives iraniennes.
À l’issue de ses échanges à Doha, la cheffe du gouvernement italien a poursuivi sa tournée en direction des Émirats arabes unis pour y rencontrer le président Mohamed ben Zayed Al Nahyan, dans un contexte régional particulièrement tendu marqué par les interceptions régulières de tirs iraniens.


