La tension militaire franchit un nouveau palier au Moyen-Orient. Samedi, une nouvelle vague de frappes menées par les États-Unis et Israël a visé plusieurs points névralgiques du territoire iranien. Si les opérations ont touché diverses régions industrielles, c’est l’impact d’un projectile spécifique qui concentre l’attention des autorités internationales.
Selon les informations diffusées par la chaîne Al Jazeera, des fragments de projectile ont atteint les abords de la centrale nucléaire de Bouchehr, située dans le sud de l’Iran. L’Organisation de l’énergie atomique d’Iran (OEAI) a confirmé qu’un bâtiment auxiliaire du complexe a été endommagé. L’incident a causé la mort d’un membre du personnel de sécurité affecté à la surveillance du site, tandis que les sections principales de la centrale ont été épargnées.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a rapidement réagi. Son directeur général, Rafael Grossi, a exprimé sa vive préoccupation, soulignant que les installations auxiliaires abritent souvent des équipements de sécurité vitaux. L’institution onusienne a toutefois précisé qu’aucune augmentation des niveaux de radiation n’a été détectée après l’attaque. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que l’installation de Bouchehr, l’unique centrale nucléaire opérationnelle du pays, a été ciblée à quatre reprises depuis le début du conflit.
Dans le sillage de cette escalade au Moyen-Orient, ces nouvelles frappes ne se sont pas limitées au secteur nucléaire. Les médias iraniens indiquent que plusieurs complexes pétrochimiques ont également été frappés samedi dans la région du Khouzistan, un pôle énergétique majeur. Des explosions ont été entendues et d’importants dégâts ont été constatés dans la zone économique spéciale de Mahshahr. Le complexe d’État de Bandar Imam, producteur de gaz de pétrole liquéfié et de polymères, ainsi que les installations de Fajr 1 et 2, ont subi des dommages. Au moins cinq personnes ont été blessées lors de ces attaques.
Parallèlement à ces bombardements, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré avoir abattu un drone américain de type MQ-1 au-dessus de la province centrale d’Ispahan. Cette région, qui abrite un site souterrain de conversion d’uranium, figurait déjà parmi les cibles des précédentes opérations américano-israéliennes menées en juin dernier.


