Interpellée jeudi à Paris dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme », l’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a vu sa garde à vue levée dans la soirée. Si cette remise en liberté marque une première étape dans la procédure, les heures passées dans les locaux de la police ont généré des développements parallèles que l’élue entend désormais porter devant la justice.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Rima Hassan a réagi dès sa libération via un message publié sur le réseau social X, relayé par son avocat, Me Vincent Brengarth. L’eurodéputée a catégoriquement démenti des informations ayant circulé au cours de sa rétention. « Pendant toute la journée, sur la base de fuites illégales, j’ai dû subir des accusations m’imputant la possession de plusieurs drogues », a-t-elle déclaré. Elle précise que seule la présence de CBD a été relevée dans ses effets personnels, soulignant qu’il s’agit d’une substance parfaitement légale qu’elle utilise à des fins médicales.
Face à ces allégations, l’élue a annoncé une riposte immédiate. Son avocat engagera des poursuites pour diffamation contre l’ensemble des personnes ayant propagé ou relayé ces affirmations. Les détails de la procédure et les réponses aux questions entourant sa garde à vue seront abordés lors d’une conférence de presse prévue ce vendredi après-midi, la défense ayant précisé qu’aucune autre prise de parole n’aurait lieu avant ce rendez-vous.
Cette séquence judiciaire a provoqué une réaction immédiate au sein de sa famille politique. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé les conditions de cette interpellation. Sur X, il a dénoncé l’absence de motif justifiant la garde à vue, pointant du doigt une dénonciation issue d’un député du Rassemblement national. L’ancien candidat à la présidentielle a également critiqué ce qu’il qualifie de « fuite organisée de la police sur les médias », y voyant une méthode récurrente destinée à cibler les militants engagés dans la défense des Palestiniens.

