Le parquet de Paris a déclenché l’action publique à la suite de propos tenus sur une chaîne d’information nationale à l’encontre d’un édile récemment porté à la tête de sa commune. L’incident, survenu peu après une victoire électorale, a également généré une vague de réactions hostiles en ligne, entraînant une double saisine des autorités judiciaires.
Le maire de Saint-Denis-Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, élu dès le premier tour sous la bannière de La France insoumise face au maire sortant Mathieu Hanotin, est la cible de ces attaques. Selon l’agence de presse Anadolu, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une première enquête pour « injure publique en raison de l’origine, la nation, la race ou la religion ».
Cette procédure fait directement suite à une émission diffusée le vendredi 27 mars sur la chaîne CNews. Présent sur le plateau, l’intervenant Jean Doridot a déclaré : « C’est important de rappeler que l’Homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu (…) il y a un chef qui a pour mission d’installer son autorité. »
Dans le sillage de cette diffusion, une seconde enquête, distincte de la première, a été ouverte pour « cyberharcèlement ». Le parquet a motivé cette décision par la constatation, sur le réseau social X, d’une multiplication de commentaires ciblant la victime en raison de sa couleur de peau.
L’Office central de lutte contre la haine en ligne a été chargé de mener les investigations pour ces deux procédures. Dans ce contexte, le préfet de Seine-Saint-Denis a également fait part de son intention de se constituer partie civile dans ce dossier.

