Le président de la République de Turquie a procédé à l’inauguration collective d’une série d’ouvrages hydrauliques à travers le pays. Lors de cette cérémonie marquant la livraison de 563 infrastructures réalisées par la Direction générale des travaux hydrauliques de l’État (DSİ), Recep Tayyip Erdogan a dressé le bilan des capacités nationales de protection civile, avant d’exposer sa vision de l’évolution géopolitique mondiale.
Selon les données communiquées par le chef de l’État, ces nouveaux aménagements visent en priorité à sécuriser 505 zones habitées et 52 400 décares de terres agricoles contre les dégâts causés par les inondations. C’est dans le cadre de cette gestion environnementale qu’il a abordé la question de la répartition des ressources à l’échelle internationale.
D’après l’agence de presse Anadolu, le dirigeant turc a mis en garde contre une nouvelle forme de compétition mondiale. « Le siècle dernier a été marqué par les luttes autour du pétrole et des combustibles fossiles. Dans la période à venir, les tensions porteront sur l’eau », a-t-il affirmé, précisant que certains conflits régionaux actuels constituent déjà les prémices de cette dynamique.
Au-delà de la gestion hydrique, la présidence a détaillé le renforcement de son dispositif de lutte contre les incendies de forêt. Quatorze nouveaux hélicoptères ont été intégrés à la flotte nationale, portant leur nombre total à 119, avec une capacité de largage aérien atteignant désormais 462 tonnes d’eau.
Les moyens mobilisés sur le terrain s’appuient sur un déploiement massif incluant 28 avions, 14 drones, 2 766 véhicules de première intervention, 1 953 camions-citernes et 878 engins de chantier. Le président Erdogan a conclu son intervention sur une note climatique positive, indiquant que l’année 2026 a débuté avec des précipitations abondantes, favorisant le remplissage des barrages et le renouvellement des réserves nationales.

