Le contentieux juridique autour de la finale de la CAN 2025 prend une nouvelle direction. Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a publiquement reconnu une faille dans la procédure d’appel ayant attribué la victoire sur tapis vert au Maroc au détriment du Sénégal.
Selon les informations rapportées par Emedia, le dirigeant sud-africain a pointé du doigt la composition de l’organe décisionnel. Au centre de l’attention figure Moez Nasri, président de la Fédération tunisienne de football, qui siégeait au sein de ce jury d’appel. Jugeant sa participation inappropriée, Patrice Motsepe a explicitement admis : « Il n’aurait pas dû être là ».
Cette déclaration met en évidence un potentiel conflit d’intérêts. La Tunisie et le Maroc appartenant à la même zone géographique, la présence du représentant tunisien à cette instance décisionnelle remet en cause l’impartialité du verdict rendu plusieurs semaines après la finale.
Au-delà du cas de Moez Nasri, le fonctionnement global de ce jury d’appel présente d’autres particularités. Des interrogations subsistent quant au quorum réuni lors de cette session et aux conditions de la réunion, organisée tôt le matin au Caire.
Pour la Fédération sénégalaise de football (FSF), cette prise de parole officielle constitue un élément matériel déterminant. Notre rédaction souligne que cet aveu consolide les arguments sénégalais dans la procédure en cours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Une irrégularité formellement constatée dans la composition du jury d’appel est de nature à invalider juridiquement l’ensemble de la décision rendue en faveur de la partie marocaine.


