
La cérémonie de remise de la première édition du Prix Amadou Mahtar Mbow pour les savoirs endogènes se tiendra le mardi 31 mars, à Dakar, sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, annonce la Fondation Amadou Mahtar Mbow (Famm) dans un communiqué.
La manifestation, prévue au Musée des Civilisations noires, « marque une étape cruciale dans la valorisation des connaissances africaines appliquées à la santé globale », indiquent les organisateurs.
« Le Prix vise à promouvoir l’excellence scientifique africaine et la valorisation des connaissances traditionnelles appliquées à la santé », lit-on dans le document, soulignant qu’il « s’inscrit dans le concept global de One Health, (Une seule santé), reconnaissant l’interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale ».
Selon les organisateurs, cette distinction ambitionne « d’établir un pont entre les connaissances traditionnelles et la rigueur scientifique ».
Il s’agira de « primer les meilleurs chercheurs dans le domaine des savoirs endogènes et les détenteurs confirmés de savoirs traditionnels », note la source, indiquant que « les lauréats des prix sont choisis sur la base d’un appel à candidatures qui a réuni plus d’une vingtaine de dossiers traitant d’environ quinze pathologies, allant de la phytothérapie aux techniques de réduction de fractures et à la psychothérapie traditionnelle ».
La source d’ajouter que « le Prix sanctionne les travaux achevés ayant généré des résultats probants (Thèses, produits ou procédés exploitables) ».
Il distingue aussi « des lauréats issus tant du monde académique (chercheurs, étudiants) que de praticiens reconnus de la médecine traditionnelle ».
« Un autre prix d’encouragement permet aussi de soutenir des recherches en cours aux perspectives prometteuses », a-t-on indiqué.
La Fondation Amadou Mahtar Mbow (Famm), créée le 20 mars 2021 lors du centenaire de son parrain, ne sera reconnue officiellement d’utilité publique qu’à partir du décret n°2024-1985 du 13 septembre 2024.
« Sa mission est de promouvoir et de valoriser les savoirs endogènes en particulier thérapeutiques et le savoir-faire hérité des communautés en lien étroit avec leur environnement naturel et culturel pour en faire des leviers de développement moderne », selon le communiqué.
Lien source

